Les Comores, à travers l’objectif de Kanayakine. 

L’été approche, vous vous demandez sûrement où partir en vacances ? Newsfromabc a la réponse pour vous ! Direction les îles Comores avec Kanayakine ! Petite leçon avant d’aller plus loin, située dans l’océan Indien et à l’est du Canal de Mozambique, l’archipel des Comores est aussi connu sous le nom de « Juzur Al Quamar » soit « les îles de la lune » en français. L’archipel est constitué de 3 îles indépendantes (Moheli, Grande Comore et Anjouan) et une gouvernée par l’Etat français (Mayotte).

Plages idylliques, soleil tapant, des paysages à couper le souffle seront aux rendez-vous dès votre arrivée. Des cocotiers à chaque coin de rues, l’odeur des clous de girofles, de la vanille et de l’ylang-ylang vous accompagneront tout au long de votre séjour.

Pour revenir à Mahamoud Kanayakine, c’est un enseignant et photographe amateur, il nous fait voyager à travers ses clichés des Comores, plus précisément de la Grande Comore.

Newsfromabc : Vous êtes initialement enseignant. Qu’est-ce qui vous a poussé vers la photographie ?

Au départ, je faisais des photos uniquement pour garder des souvenirs. Il y a un peu plus de deux ans, je me suis inscrit sur le réseau social Instagram c’était par curiosité, pour tester l’application et ce que je découvrais me plaisait bien. J’ai commencé à avoir des retours venant surtout des comoriens de la diaspora qui m’encourageaient. C’est ainsi que je me suis appliqué pour améliorer la qualité de mes photos. J’essaye quand j’ai le temps d’approfondir et d’améliorer ma pratique. J’en profite ici pour remercier mes followers.

Kanayakine qui tape la pose.

Newsfromabc : Quelle est votre relation avec les Comores ?

C’est mon pays natal, où j’ai grandi, il y a forcément un lien étroit, très affectif et ça me fait penser à la phrase d’Emile Cioran quand il disait qu’il « donnerait tous les paysages du monde pour celui de son enfance ». Même s’il y a tellement de lieux que je n’ai pas encore visiter dans mon pays, le peu que j’ai vu m’a ébloui.

Newsfromabc : Quelle image de votre pays voulez-vous donner ?

J’essaye de livrer à travers mes photos la beauté de nos îles, la richesse naturelle de nos îles, l’énergie positive que ce soit dans les villages ou à travers des paysages, et qu’on puisse se dire que les Comores valent la peine d’être visitées.

Newsfromabc : Que pensez-vous du tourisme aux Comores ?

Le tourisme ne peut pas décoller dans notre pays sans un engagement concret de nos dirigeants. Il y a des gens qui travaillent mais on ne leur donne pas les moyens de faire du tourisme un secteur prospère. Ça fait un pincement au cœur quand on voit tous ces hots spots non valorisés. C’est comme si on ne se rendait pas compte que dans ce domaine, notre archipel constitue une vraie mine d’or qui n’attend que d’être exploitée.

Newsfromabc : En prenant en photos ces beaux paysages avez-vous un message à faire passer ?

J’essaye juste, à mon niveau, de faire découvrir les Comores au monde, tout au moins à la communauté Instagram. Je reçois des messages de personnes disant, en voyant mes photos, qu’ils aimeraient un jour visiter les Comores. L’année dernière j’ai eu l’opportunité de présenter les Comores dans un « Takeover » de Microsoft Lumia pendant deux jours sur leur compte Instagram @lumiavoices. C’est un flux qui compte plus de 15 000 abonnés. Ce fut une chance de faire découvrir un peu plus les Comores.

Newsfromabc : Peut-on s’attendre à une une exposition de vos photos ?

Concrètement, je ne le sais pas encore. Ce que je fais n’est qu’un point de départ. Ça commence à prendre forme mais c’est vraiment loin d’être un aboutissement.

Newsfromabc : Un pays d’Afrique où vous n’avez jamais été et que vous aimeriez découvrir ?

Le problème, c’est qu’il n’y a pas qu’un seul … Mais je dirais Tanzanie à cause de certaines similitudes avec les Comores. En observant les photos de ce pays, on a l’impression d’être autre part qu’aux Comores. Ce n’est qu’une impression bien sur mais en tout cas, découvrir ce pays de près compte pour moi. J’espère le faire un jour. Cela vient peut-être du fait que je suis très attaché aux îles en général et vivre à Zanzibar me plairait énormément.

Newsfromabc : Vous êtes contributeur du site Visiter l’Afrique. Comment est né ce collectif.

Visiter l’Afrique est une plateforme collaborative consacrée au tourisme et la culture en Afrique. Elle est née de l’initiative de Diane Audrey Ngako qui est aussi journaliste au Monde. La plateforme est née dans l’objectif de présenter une autre image de l’Afrique et donner aux gens l’envie d’aller découvrir le continent. Les gens qui ont visité le continent peuvent raconter leurs voyages, les lieux sympathiques et leurs coups de cœurs. En proposant des articles et des photos pour le site et les réseaux sociaux, on devient contributeur.

Newsfromabc : Avez-vous des astuces/conseils pour prendre de bon clichés ?

Je ne me sens pas très bien placé pour répondre à cette question. Dans ce que j’ai fait jusqu’ici, il y a plus important que de faire de bons clichés : c’est d’abord de prendre plaisir à photographier et ne pas arrêter de chercher, d’expérimenter. Et puis un jour, les gens te feront remarquer que tes clichés ne sont pas mal.

Newsfromabc : Quels sont vos futurs projets ? 

J’aimerais bien faire les autres îles et proposer une vue d’ensemble de l’archipel. Je trouve que les photos que j’ai postées jusqu’ici sur Instagram ne sont pas assez représentatives de tout l’archipel. Autre chose, je suis tenté par une petite formation en photographie. Elle pourrait me permettre d’élargir mes perspectives d’avenir dans ce domaine.

La douceur des Comores :

Crédits photos : Kanayakine

En attendant les prochaines vacances, on va se détendre avec du bon thé 100 % comorien by Namujé.

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3éme édition de l’Atelier Udjuwa

Il y a quelques mois, Newsfromabc est parti à la rencontre des deux fondatrices de Maison Udjuwa. Petit recap, Maison Udjuwa c’etait au départ deux jeunes femmes, deux passionnées de mode qui ont pris l’initiative d’allier leur amour pour la mode parisienne, est-africaine et leur double culture pour fonder Maison Udjuwa. Après que Barbara ait contribué au lancement et aux premiers succès de Maison Udjuwa, elle décide de quitter l’aventure pour mener à bien d’autres projets. C’est désormais Sitti qui reprend le flambeau de Maison Udjuwa.

 

Sitti, à la têtê de Maison Udjuwa

 
Issue d’une double culture, la jeune femme ne voyait aucune marque lui ressemblant. Pour mettre en valeur ses deux héritages elle a repris les codes du chiromani, du lesso et du kanga (tissus comoriens) tout en rajoutant une touche parisienne pour la confection de ses carrés de soie.

Du 30 avril au 6 mai, Maison Udjuwa organise la 3éme édition de « l’Atelier Udjuwa » au 11 rue du pont aux choux, 75003 Paris. L’occasion de découvrir leurs nouveaux carrés de soie aussi magnifiques que les premières créations. Pourquoi assister à la 3éme à édition de « l’atelier Udjuwa » ? Parce que ce sera l’occasion pour vous de découvrir en exclusivité leur nouveaux carrés de soie, rencontre avec l’équipe … Et bien sûr pleins d’autres surprises !

La nouvelle collection by Maison Udjuwa :

Concours Graines de Projets : une remarquable initiative

A l’occasion de la première édition du concours Graines de Projets organisé par l’association The Empowerment House, l’équipe de NewsFromABC a été conviée à assister à cet événement qui met en avant de jeunes personnes issues de la ville de Gennevilliers afin de présenter un projet qui leur tient à coeur et remporter, peut-être, la somme de 1000 euros.

La soirée commence à 20h14 précise. La salle est pleine et l’ambiance est survoltée. Nombreux sont les habitants de la ville de Gennevilliers à s’être retrouvés à l’espace Nelson Mandela afin de soutenir leurs amis qui, un à un, monteront prendre la parole afin de convaincre un impressionnant jury que leur projet mérite de remporter la compétition.

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Hapsatou Sy donne des conseils au public 

Mais, avant que ne débute officiellement le concours, la marraine de cette première édition, Hapsatou Sy, délivre un discours fort et plein d’énergie. Elle rappelle à tous ces jeunes « de quartier » que la diversité culturelle est une force et que, malgré les bâtons que met la société dans leurs roues, on peut réussir à entreprendre des projets. La jeune femme cite de nombreuses fois son père qu’elle considère comme étant une figure influente dans sa vie et ajoute que, le plus important c’est d’essayer. S’en suit une intervention du maire de Gennevilliers. « Il faut aller au bout de ses désirs, de ses envies » dit-il d’un air glorieux. Issu d’une classe ouvrière, ce sont ses parents qui lui ont légué l’envie de travailler. « C’est par les rêves qu’on avance » conclut-il.

La soirée continue avec une présentation du jury : Salima, gagnante du concours The Brush Contest mais aussi le comédien Fahd El ou encore Djibril Bodia, fournisseur officiel des baguettes de l’Elysée. Ils ont tous un point commun : ils ont réussi à dépasser les stéréotypes qu’on colle aux « banlieusards ». Chacun d’eux représente la réussite d’une nouvelle génération de jeunes issus de parents africains, caribéens ou maghrébins.

Après une introduction pleine d’espoir et d’ambition, c’est au tour des jeunes participants de montrer sur scène tour à tour. On commence par deux jeunes adolescentes qui souhaitent construire des puits à Dakar et ont l’air très conscientes des problèmes dans le monde. A coups de chiffres et d’informations pertinentes, elle tente de convaincre un jury attentif. Le second participant s’appelle Lyazid, il a 22 ans et souhaiterait honorer son héritage berbère en créant une plateforme VOD réunissant les films de sa région, difficile à trouver pour cette communauté et, pourquoi pas, étendre sa plateforme à beaucoup plus de régions dans le monde plus tard.

Le troisième projet est tout aussi ambitieux que les deux premiers puisqu’il propose de s’occuper d’orphelins sur le plan affectif et éducatif. Deux cousins prennent ensuite la parole pour le 4ème projet qui consiste à mettre en place une loterie en ligne qui ferait gagner des jeux vidéos trop chers en temps normal.

Si les quatre premiers projets sont tous aussi intéressants les uns que les autres, le cinquième projet n’a rien à leur envier : deux jeunes filles, Soumaya et Khadija, proposent d’ouvrir une salle d’étude à Gennevilliers, Génie Room, qui serait ouverte de 7h à 1h du matin car les bibliothèques sont peu accessibles et ferment trop tôt. En pleine période d’examen, ce projet tombe à pic. On fait ensuite la connaissance de Rida, lycéen en terminale S qui voudrait développer une application mettant en contact les professeurs et les élèves ayant des difficultés dans certaines matières. Peu fort en mathématiques et souvent en retard en cours, le jeune homme utilise son « expérience personnelle » pour convaincre les membres du jury.

Alors que les arguments battent de leur plein, une pause humoristique en compagnie du jeune talent Michael vient détendre une atmosphère déjà très joyeuse. Mais les choses sérieuses reprennent très vite et les cinq derniers candidats attendent leur tour avec impatience.

Kaoutar et Bouchra, étudiantes en master de commerce et en faculté de droit, veulent créer un co-voiturage inter-religieux. Le concept est simple : cette application nommée Bookar permet d’emmener qui le veut à son lieu de culture gratuitement. Elles veulent, par cette initiative citoyenne, favoriser la cohésion sociale. Ensuite, le huitième projet est proposé par deux jeunes femmes très actives dans le milieu associatif et humanitaire . Elles veulent partir aux quatre coins du monde pour former des animateurs.

Place à l’art : trois danseuses d’une association en cours de développement « Art Rythme Ethik » exécutent une chorégraphie dancehall avant de mettre en avant un projet de cours de danse peu couteux afin d’encourager les jeunes à se lancer. L’avant dernier projet est proposé par trois soeurs souhaitant ouvrir le restaurant végétarien insolite Ganaki. Elles sont motivées pour faire aboutir cette idée et veulent offrir aux clients un bon moment et de bons repas. Enfin, Ummanité, association réunissant déjà une soixantaine de jeunes, monte sur scène et présente son initiative : aider toute personne sans abris mais aussi les migrants, leur apporter des vivres, de la chaleur humaine et un soutien sans faille.

Le jury s’en va ensuite pour délibérer et, deux représentantes de The Empowerment House, Sarah et Sawsan, nous racontent l’histoire de l’association créée en Septembre dernier. L’objectif est mettre en relation des personnes passionnées avec d’autres personnes aux idées foisonnantes mais qui ont peur de se lancer. Avec des événements sportifs et théâtraux, l’association peut se vanter d’un joli palmarès en peu de temps. Motiver les jeunes est leur priorité !

Aux alentours de 23 heures, le jury revient avec deux chèques aux mains de Charlotte, une troisième représentante de l’association qui est intervenue tout au long de la soirée. Le premier gagnant est finalement annoncé : c’est Rida et son projet d’application de mise en relation entre professeurs et élèves. La foule l’applaudit et c’est émue que sa mère vient l’embrasser sur scène. Surprise ! Un deuxième prix de 500 euros est décerné à Ummanity pour les encourager à continuer dans leur voie.

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Moment d’émotion à l’annonce de la victoire de Rida 

Beaucoup se demanderont : que peut-on faire avec 500 ou 1000 euros? Et bien sachez que même avec 1 euro, des miracles opérent. La somme pourrait paraitre dérisoire face à des concours prestigieux, mais qui a vraiment parlé de prestige? Graines de Projets est une initiative plus forte que n’importe quelle compétition puisqu’elle fait appelle à l’esprit entreprenant de jeunes personnes dénigrées au quotidien à la télévision et sur les réseaux sociaux. The Empowerment House a encore de beaux jours devant elle et soyez sûrs que nous suivrons les avancements de cette association à la loupe ! Encore bravo à eux.

La chanteuse T-Shaa, une amoureuse de la vie. 

Originaire de la Guadeloupe, la chanteuse T-Shaa est une mordue de la musique ! Sa bonne humeur, sa joie de vivre mais surtout son talent ont su séduire le label Step Out Productions. Petite précision, le label Step Out Productions est un label créé par le chanteur, auteur et compositeur Krys. C’est un label qui regroupe plusieurs artistes caribéens dont la talentueuse T-Shaa. Elle nous parle de son premier album “lanmou pou viv” qui sera dans les backs le 22 avril !



Newsfromabc : D’où vient cette passion pour la musique ? 

Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours été attirée par la musique. Je pense que même si je voulais m’en séparer, cela me serait impossible. Mon père m’a transmis sa passion en développant mon oreille musicale. C’est en effet à lui que je dois mon amour pour la musique aujourd’hui !

Newsfromabc : Comment en êtes-vous arrivée à collaborer avec un producteur aussi prisé que Krys ?

Grâce aux internautes et au forum des futurs étudiants (FFE) ! Je faisais partie de cette association qui aide les jeunes bacheliers à mieux appréhender leur nouvelle vie étudiante. Lors de nos réunions, il m’a demandé de faire une prestation accompagnée d’un guitariste très talentueux (Nicolas Attie). J’ai donc interprété deux titres, dont Las pléré (qui fut par la suite mon premier single). La prestation a été mise sur les réseaux sociaux et à ma grande surprise, elle a connu un véritable buzz ! C’était en 2010, les internautes m’ont permis de rencontrer ma maison de disque actuelle : Step Out Productions. 

Newsfromabc : Comment se sont déroulés vos débuts avec le label ?

Voilà maintenant 5 ans que j’ai signé chez eux. Au début, je n’avais pas encore vraiment trouvé ma plume. J’ai été mise en relation avec des professionnels et notamment Mister Francky, très connu dans le milieu. Nous avons beaucoup travaillé afin de pouvoir ressortir le meilleur dans mes textes, ma voix et mon interprétation. Beaucoup de travail pour arriver au résultat que j’ai hâte de vous présenter !


Newsfromabc : Comment décrivez-vous votre style musical ? 

Je décris mon style comme étant de la pop caribéenne. 

Newsfromabc : Quelles sont les chansons de votre jeunesse que vous écoutez jusqu’à maintenant ? 

J’écoute de tous, mais je dois avouer être très “soca music”. Je pourrai même dire j’en suis accroc ! Lol 

Newsfromabc : Quelle est la chanson d’amour par excellence selon vous ? 

La vie en rose d’Edith Piaf. Cette chanson me transcende !

Newsfromabc : Pouvez-vous nous parler de cet album qui sort le 22 avril ?  

Il s’intitule “Lanmou Pou Viv”. Car sans amour rien ne pourrait exister. Cet album est une partie de moi ! J’ai pris beaucoup de temps pour travailler mes textes, car il me fallait faire “mûrir” ma plume. On retrouve des titres festifs, comme des titres plus conscients mais c’est aussi cela la vie.


Newsfromabc : Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques heures de la sortie de votre premier album ?

Je suis super surexcitée et très stressée ! Je rêve de ce moment depuis des années ! Je suis très heureuse et reconnaissante d’avoir travaillé avec des gens passionnés et qui ont cru en moi ! Je remercie ceux qui me soutiennent depuis le début et j’espère qu’ils apprécieront mon premier album.

Newsfromabc : Vos chansons parlent beaucoup d’amour. Reflètent-elles votre personnalité ?

Les chansons connues par le public parlent en effet beaucoup d’amour. Mais sur l’album, vous découvrirez d’autres thèmes tels que “savoir se battre quand on est au plus bas”, “faire la fête, car la vie est belle » … Profiter de la vie !

Newsfromabc : À travers vos chansons souhaitez-vous transmettre des messages ? 

“Quand on a touché le fond, on ne peut que remonter !” Voilà le message principal que je souhaite transmettre. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, jamais trop tard pour accomplir de belles choses.

Newsfromabc : Parmis les artistes guadeloupéens lesquels vous inspirent le plus ?

Tous les artistes de mon île sont talentueux, ils ont tous une plume qui leur est propre. Il m’est donc difficile de faire un choix.

Newsfromabc : Maintenant parlons du téléchargement illégal. Que pensez-vous de ce fléau ?

C’est selon moi un manque de respect vis à vis du travail fourni par ceux qui permettent à un titre de voir le jour. Je comprends qu’avec internet tout soit accessible, mais il s’agit du “gagne-pain” de beaucoup d’entre nous. De nombreux métiers tendent à disparaître à cause du téléchargement illégal et je trouve cela vraiment dommage.

Newsfromabc : Que peut-on faire pour lutter contre cette pratique ?

Sonder les utilisateurs afin de connaître les raisons pour lesquelles ils ont recours à ce type de téléchargement. Aujourd’hui pour moins d’un euro, il est possible d’acheter un titre en ligne. Il serait peut-être bien d’étudier la situation un peu plus pour mieux comprendre ce comportement et en tirer des solutions.

Newsfromabc : Auriez-vous un message à faire passer à vos fans ?

Je vous remercie tous, car c’est en grande partie grâce à vous que tout cela est possible !

Ça arrive lourd alors tenez-vous prêts ! T-Shaa vous donne rendez-vous le 22 avril pour la sortie de son premier album, « Lanmou Pou Viv. » 

Miss Mayotte 2015 revient sur son parcours sur Newsfromabc 

A seulement 19 ans, Ramatou Rajiabo incarne la beauté maoraise. Le 25 août 2015, parmi les 7 candidates présentes lors de la cérémonie d’élection de Miss Mayotte 2015, le jury l’a choisi pour devenir la nouvelle ambassadrice de la beauté maoraise afin de représenter l’île de Mayotte le 20 décembre dernier lors de l’élection Miss France 2016. Bien que la belle Ramatou Rajiabo n’ait pas gagné cette élection Miss France 2016, elle est tout de même repartie avec le prix de la sympathie de cette cérémonie.

Peu de temps après son élection tout comme Flora Coquerel (Miss France 2014) et Sonia Rolland (Miss France 2000), Miss Mayotte 2015 a été victime de racisme et d’attaques sur les réseaux sociaux. Mais la belle Ramatou a préféré ne pas prêter attention à ces ignominies et se consacrer plutôt aux causes qui lui tiennent à cœur en tant que Reine de beauté. Aujourd’hui elle est plus forte que jamais, elle revient sur son parcours et se confie à Newsfromabc.

Miss Mayotte 2015 en tenue traditionnelle

Newsfromabc : Quel effet ça vous procure d’incarner la beauté maoraise à seulement 19 ans ?

Lorsque j’ai été élue je n’ai pas tout de suite fait le rapprochement avec mon âge.   C’est après avoir été victime de lynchage sur les réseaux sociaux que je me suis rendue compte qu’on était en 2015, que j’avais 18 ans et qu’on pouvait encore subir ce genre de discrimination dans notre société.

Newsfromabc : Plusiseurs femmes estiment que remporter cette élection est un rêve de petite fille. Est-ce votre cas ? 

Devenir Miss n’a jamais été un rêve de petite fille mais celle de mon adolescence. Petite, je me suis toujours fixée comme objectif de devenir sportive professionnelle. Les miss sont la représentation de la femme que l’on veut toute être une fois adulte. 

Newsfromabc : En quoi êtes-vous unique des autres Miss ? 

Je pense que ce qui me différencie des autres c’est ma joie de vivre, car quoiqu’il arrive on a qu’une seule vie et il faut savoir en profiter.

 

En toute simplicité !

Newsfromabc : Cette expérience vous a-t-elle ouvert des portes ? 

En effet, c’est une aventure qui m’a ouvert  énormément de portes et m’a rendue plus forte. Je suis fière de porter ce titre et j’estime qu’il est important d’avoir des valeurs morales et culturelles pour pourvoir porter une écharpe régionale. Après le mouvement qui a été déclenché sur les réseaux sociaux, j’ai été très soutenue essentiellement par les habitants de ma région et je leur en remercie. Ils m’ont permis d’avancer et garder la tête haute.

Newsfromabc : Quels sont vos plus beaux souvenir en tant que Miss ?

Il m’ait difficile de choisir des souvenirs en particulier. Je choisirais plutôt un mois. Lors de l’élection Miss France, en un mois on s’est amusé pleinement et ce mois reste mon plus beau souvenir.

Newsfromabc : Quel est votre quotidien en tant que reine de beauté ? 

Mon quotidien reste le même, en ajoutant quelques week-ends de représentations, des shootings photos et les gens me reconnaissent plus souvent dans la rue, lors d’un événement etc.



Newsfromabc : Quelles sont les femmes qui vous inspirent ?

Les femmes qui m’inspirent en premier lieu sont ma mère, puis vient Oprah Winfrey et Kerry Washington.

Newsfroambc : Après votre élection vous avez été victime de racisme sur les réseaux sociaux sociaux. Cette expérience vous a-t-elle rendue plus forte ?

En participant à cette aventure j’ai beaucoup appris sur moi-même, sur l’image de la personne et elle m’a surtout appris à surmonter les difficultés de la vie.

Newsfromabc : Il y a quelques semaines c’était la journée contre la discrimination et le racisme. Avez-vous mené une action pour lutter contre ce fléau ?

Je soutiens énormément les associations qui lutte contre le racisme et encore plus maintenant. Quelques projets sont en cours d’élaboration à Mayotte. Vous en entendrez parler très prochainement.

Newsfromabc : Un message à faire passer ? 

Je dirais tout simplement, « Be strong and Happy » !

Newsfromabc : Êtes-vous prête à céder votre place ? 

Prête à céder ma place ? Non, on n’est jamais prête à céder sa place, cela se fait naturellement. En tout cas j’espère que la future miss pourra profiter pleinement de son année autant que moi. 

 


Parisian interview avec Badr du blog Parisan Moon 

A l’heure où les blogs masculins se font rares en France, Newsfromabc a réussi à décrocher une interview avec un blogueur qui se démarque par son originalité et sa créativé. Ce n’est d’autre que le jeune et beau Badr du blog Parisian Moon. En plus d’un un fashion blogueur le beau Badr est aussi Ingénieur en informatique. Badr c’est la preuve que l’on peut combiner sa passion et son métier !

Parisian Moon est un blog 100 % hommes ou Badr partage avec ses followers un petit bout de son univers. Entre ses looks atypiques et sa petite touche parisienne qui fait de son blog sa marque de fabrique, Badr a toujours de quoi nous surprendre.


Newsfromabc : Comment êtes-vous tombé amoureux de la mode ?

J’ai toujours eu un coup de cœur pour la mode depuis mon jeune âge. Mon rêve c’était de devenir mannequin professionnel. Étant étudiant à l’époque il fallait faire un choix. J’ai décidé de poursuivre les études mais sans pour autant abandonner ma passion. Au début j’ai commencé par poster des photos sur Instagram mais il me fallait un support. J’ai donc créé mon blog Parisian Moon en 2014. Mon blog je le considère comme une garantie, j’ai un travail mais j’exerce aussi ma passion.

Newsfromabc : Quelle est l’origine de votre nom de blog Parisian Moon ?

Badr qui est mon prénom veut dire « lune » et donc quand on réfléchit bien Parisian Moon veut dire Badr le parisien.

Newsfromabc : Que pensez-vous de la mode parisienne ?

Je suis complètement fan du style parisien ! Mon style vestimentaire est inspiré de la classe italienne/française et pour me différencier des autres, je rajoute toujours une touche qui me ressemble.

 

Un style décontracté et chic à la fois !

 

Newsfromabc : Avez-vous des personnalités qui influencent vos choix en matière de mode ?

Ma source d’inspiration reste toujours moi même mais je dirais Mariano Di Vaio pour son côté italien et Mika pour le côté français.

Newsfromabc : Êtes-vous plutôt shopping en ligne ou boutique ?

Pour les grandes marques je me déplace directement pour aller en boutique. Pour les autres marques je peux effecteur le shopping en ligne.

Newsfromabc : Les blogs masculins se font rares en France. À quoi cela est-il dû selon vous ?

Effectivement il y en a très peu mais je pense que c’est parce qu’ils ne savent pas forcément comment s’y prendre. D’autres se lancent mais ça ne fonctionne pas. Peut-être parce qu’ils manquent d’originalité.

Le look total noir, sobre et élégant.

Newsfromabc : Êtes-vous sensible aux tendances ? 

Ça m’arrive de porter attention aux tendances mais je préfère jouer avec mon humeur.

Newsfromabc : Avez-vous signé des partenariats avec des marques ? 

Je travaille avec des marques, on se met d’accord sur un partenariat mais il n’y a pas de contrat. Peut-être que j’aurais des collaborations mais pour cela il faudrait une agence spécialisée.

Newsfromabc : Si vous deviez collaborer avec une marque, laquelle choisiriez-vous ? 

Je choisirais Balmain tout simplement parce que c’est chic et atypique !

Newsfromabc : Vu le nombre d’abonnés que vous avez je suppose que vous vous êtes créé une notoriété. Vous arrive y-il que des gens vous reconnaissent dans la rue ?

Oui ça m’arrive très souvent. Ça fait énormément plaisir que des gens me suivent et demandent de se prendre en photos avec moi. Je pense que c’est la récompense de ce que je fais comme travail.

 

Un style plutôt streetwear

Newsfromabc : On parle souvent des blogs qui veulent s’approprier le travail des journalistes. Que pensez-vous de cela ? 

Ce n’est pas du tout la même chose ! Un blogueur il donne son avis, il parle de sa vision de voir les choses. Les journalistes relayent des informations, ils ramènent des informations sur d’autres personnes et les blogueurs parlent d’eux même.

Newsfromabc : Quels sont les objectifs auxquels vous aimerez parvenir avec votre blog ? 

J’espère devenir un blogueur confirmé, influant à l’international. Mon but est de montrer aux gens ce que je sais faire. Des personnes aimeraient créer des blogs mais ils ont besoins d’aide.

Les gars vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire pour tenir un blog. Avec les conseils de Badr vous avez un bon bagage pour vous lancez. On espère voir de plus en plus de blogs pour hommes. Allez les gars ! 

Un modèle de réussite unique? Pas pour le concours Graines de Projets

Souvent dénigrées, les banlieues bénéficient d’une image peu valorisante. Pourtant, c’est souvent de ces no go zone (si on reprend ironiquement le terme de Fox News) qu’émergent de talentueux jeunes pleins d’ambitions qui, avec une rage de vaincre les stéréotypes collés dès la naissance à leur front , arrivent à se démarquer.

Cette année l’association TheEmpowermentHouse organise le concours Graines de Projets le 21 avril. Le but de cet événement est simple : montrer qu’il n’existe pas un seul modèle de réussite dans la vie et sensibiliser les jeunes de quartiers majoritairement défavorisés face à l’entreprenariat. La soirée sera animée par l’humoriste Mohammed Le Suédois et parrainée par Hapsatou Sy.

Ce concours s’inscrit dans les problématiques actuelles auxquelles font face de nombreux jeunes : les débats sur le travail, le chômage et la situation précaire de nombreuses banlieues. TheEmpowermentHouse permettra notamment à de nombreuses personnes ambitieuses de rencontrer ceux à qui le travail a payé : startuppers, artistes et success stories seront au rendez-vous de cet événement organisé avec la Ville de Gennevilliers. Les places sont limitées donc dépêchez-vous, c’est un événement à ne pas rater ! 

A l’issu du concours, le projet gagnant choisi par un jury d’exception (Salima El Aliani, makeup designer chez L’Oréal Paris & gagnante internationale The Brush Contest, Mayada & Maïssa, dessinatrices et scénaristes des très célèbres Desperate Bledardes, Estelle Mossely, championne de France de boxe, Abdellah Boudour, fondateur de Force des Mixités et  Djibril Bodian 2 fois détenteur du prix de la meilleure baguette de l’année et fournisseur de l’Elysée. Le projet gagnant se verra attribuer un prix de 1000 euros !

Pour plus d’informations, consultez la page événement de Graines de Projets ici et n’hésitez pas à liker la page Facebook ! L’équipe NewsFromAbc sera de la partie et on espère vous y retrouver.