Lorsque la chevelure devient un luxe vestimentaire. 

Allier mode et coiffure ? Il fallait y penser. C’est chose faite avec Murielle Kabile fondatrice de la marque AKM design évolution. Entre parures sculptées à l’aide de cheveux et réalisations de coiffures exceptionnelles, Murielle Kabile une vraie femme aux doigts de fée !

Coiffeuse artistique confirmée, coiffeuse officielle de la black fashion week en 2014, collaboration avec des grandes marques telles que Ebano Gallery Milan, Tiffany’s Fashion week au Mariott Champs Elysées, Pulp Fashion week et présentation de sa collection au festival de Cannes, le parcours de la coiffeuse artistique peut faire des envieux !  A la tête de l’entreprise AKM design évolution, le concept est simple : réunir plusieurs artistes pour faire quelque chose d’unique en mélangeant leurs divers savoir-faire.

Une artiste avant-gardiste, elle ne s’en cache pas. Ses créations sont aussi démesurées les unes que les autres. Vous avez besoin de renouveau ? Eh bien vous allez être servi avec Murielle Kabile ou devrai-je dire la femme aux doigts de fée !


Newsfromabc : D’où vient cette passion pour la coiffure ?

C’est quelque chose d’innée en moi. Depuis petite je crée des vêtements, je changeais de coiffure tout le temps. J’ai baigné dedans, ça fait partie de moi.

Newsfromabc : Qu’est ce qui a déclenché en vous l’idée de combiner l’art et la mode pour la confection de vos pièces ?

Je ne voulais pas séparer ce que je savais faire. Je me suis laissée le temps de prendre la confiance, d’examiner et d’avoir le savoure-faire. J’avais besoin de combiner mes deux talents. On est dans un monde fermé, les gens aiment voir ce qu’ils ont pour habitudes de voir. Mes créations sont atypiques, mais je persiste et je reste dans mon univers.

Newsfromabc : Vos créations sont assez démesurées. Reflètent-elles votre personnalité ?

Tout à fait ! Étant donné que je crée en fonction de mes inspirations du moment. Je ne programme pas ce que je vais faire. Tout est une question d’humeur, il faut que je sois bien dans ma tête.

Newsfromabc : Créatrice, styliste, sculpteur, vous semblez incarner tout à la fois, comment peut-on vous qualifier exactement ?

Le seule mot artiste suffit. Nous sommes assez large dans nos esprits. On a souvent plusieurs cordes à nos arcs, on est rarement sur une seule position.

Newsfromabc : On dit que « les cordonniers sont les plus mal chaussés ». Qu’en est-il pour les coiffeurs ?

Je dirais que tout dépend du tempérament de chacun. Je prends le temps de faire les choses, je fais attention à mon image. C’est important dans le milieu où je suis. La première chose qu’on va regarder c’est la coiffure. Je ne me sens pas concernée par cela.

Newsfromabc : Vous collaborez souvent avec des grandes marques, c’est donc différentes expériences. Pouvez-vous nous en parler ?

Cela dépend de comment j’interviens, en tant que coiffeuse ou directrice artistique. Mon but c’est de travailler pour moi et éviter d’être derrière les autres. Lorsque nous sommes appelés à collaborer pour les marques, les créateurs ne nous prennent pas forcément aux sérieux, nous ne sommes pas des artistes à leur yeux, ce qui est un petit peu dommage. Au niveau des expériences, j’ai encore plus envie de créer des événements. Pas mal d’artistes me contactent, c’est très enrichissant de voir le mode de fonctionnement des autres.

Newsfromabc : Le 8 octobre dernier vous avez présenté votre toute première collection « Hair du temps ». Quelle ont été vos inspirations ?

C’était la toute première collection que j’ai créé à la suite du retour à Cannes. Des créations pour voir l’engouement des gens étant donné que j’ai eu des retours positifs. C’est un jeu de mot entre l’art de la vie, le temps pour dire que le cheveu est éternel, indémodable comme matière.

Deux créations signées Murielle Kabille – Collection Hair du temps

Newsfromabc : Les tresses sont pratiquement présentes dans toutes vos créations. Pourquoi avez-vous choisi la tresse comme « signature » ? 

C’est certainement ce qu’il y a de plus symbolique de mes racines. On a souvent porté la tresse. En tant que femme noire, nos parents ne savaient pas forcément comment nous coiffer. La tresse c’est une façon de rassembler mon travail et mes racines. La tresse symbolise mon enfance, faire un rappel aux racines sans pour autant rentrer dans le symbole pur. J’essaye d’être ouverte au monde. La tresse est internationale !

Newsfromabc : Des conseils pour les futurs artistes ? 

Il faut être fort et avoir la tête sur les épaules. S’évader, étudier le marché et s’entourer des bonnes personnes. Il faut persister et surtout ne jamais douter !

Des créations « insolites » mais qui plaisent, Muriele Kabile a su faire la différence ! La mode embrasse un « nouveau genre de beauté. »

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3éme édition de l’Atelier Udjuwa

Il y a quelques mois, Newsfromabc est parti à la rencontre des deux fondatrices de Maison Udjuwa. Petit recap, Maison Udjuwa c’etait au départ deux jeunes femmes, deux passionnées de mode qui ont pris l’initiative d’allier leur amour pour la mode parisienne, est-africaine et leur double culture pour fonder Maison Udjuwa. Après que Barbara ait contribué au lancement et aux premiers succès de Maison Udjuwa, elle décide de quitter l’aventure pour mener à bien d’autres projets. C’est désormais Sitti qui reprend le flambeau de Maison Udjuwa.

 

Sitti, à la têtê de Maison Udjuwa

 
Issue d’une double culture, la jeune femme ne voyait aucune marque lui ressemblant. Pour mettre en valeur ses deux héritages elle a repris les codes du chiromani, du lesso et du kanga (tissus comoriens) tout en rajoutant une touche parisienne pour la confection de ses carrés de soie.

Du 30 avril au 6 mai, Maison Udjuwa organise la 3éme édition de « l’Atelier Udjuwa » au 11 rue du pont aux choux, 75003 Paris. L’occasion de découvrir leurs nouveaux carrés de soie aussi magnifiques que les premières créations. Pourquoi assister à la 3éme à édition de « l’atelier Udjuwa » ? Parce que ce sera l’occasion pour vous de découvrir en exclusivité leur nouveaux carrés de soie, rencontre avec l’équipe … Et bien sûr pleins d’autres surprises !

La nouvelle collection by Maison Udjuwa :

Concours Graines de Projets : une remarquable initiative

A l’occasion de la première édition du concours Graines de Projets organisé par l’association The Empowerment House, l’équipe de NewsFromABC a été conviée à assister à cet événement qui met en avant de jeunes personnes issues de la ville de Gennevilliers afin de présenter un projet qui leur tient à coeur et remporter, peut-être, la somme de 1000 euros.

La soirée commence à 20h14 précise. La salle est pleine et l’ambiance est survoltée. Nombreux sont les habitants de la ville de Gennevilliers à s’être retrouvés à l’espace Nelson Mandela afin de soutenir leurs amis qui, un à un, monteront prendre la parole afin de convaincre un impressionnant jury que leur projet mérite de remporter la compétition.

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Hapsatou Sy donne des conseils au public 

Mais, avant que ne débute officiellement le concours, la marraine de cette première édition, Hapsatou Sy, délivre un discours fort et plein d’énergie. Elle rappelle à tous ces jeunes « de quartier » que la diversité culturelle est une force et que, malgré les bâtons que met la société dans leurs roues, on peut réussir à entreprendre des projets. La jeune femme cite de nombreuses fois son père qu’elle considère comme étant une figure influente dans sa vie et ajoute que, le plus important c’est d’essayer. S’en suit une intervention du maire de Gennevilliers. « Il faut aller au bout de ses désirs, de ses envies » dit-il d’un air glorieux. Issu d’une classe ouvrière, ce sont ses parents qui lui ont légué l’envie de travailler. « C’est par les rêves qu’on avance » conclut-il.

La soirée continue avec une présentation du jury : Salima, gagnante du concours The Brush Contest mais aussi le comédien Fahd El ou encore Djibril Bodia, fournisseur officiel des baguettes de l’Elysée. Ils ont tous un point commun : ils ont réussi à dépasser les stéréotypes qu’on colle aux « banlieusards ». Chacun d’eux représente la réussite d’une nouvelle génération de jeunes issus de parents africains, caribéens ou maghrébins.

Après une introduction pleine d’espoir et d’ambition, c’est au tour des jeunes participants de montrer sur scène tour à tour. On commence par deux jeunes adolescentes qui souhaitent construire des puits à Dakar et ont l’air très conscientes des problèmes dans le monde. A coups de chiffres et d’informations pertinentes, elle tente de convaincre un jury attentif. Le second participant s’appelle Lyazid, il a 22 ans et souhaiterait honorer son héritage berbère en créant une plateforme VOD réunissant les films de sa région, difficile à trouver pour cette communauté et, pourquoi pas, étendre sa plateforme à beaucoup plus de régions dans le monde plus tard.

Le troisième projet est tout aussi ambitieux que les deux premiers puisqu’il propose de s’occuper d’orphelins sur le plan affectif et éducatif. Deux cousins prennent ensuite la parole pour le 4ème projet qui consiste à mettre en place une loterie en ligne qui ferait gagner des jeux vidéos trop chers en temps normal.

Si les quatre premiers projets sont tous aussi intéressants les uns que les autres, le cinquième projet n’a rien à leur envier : deux jeunes filles, Soumaya et Khadija, proposent d’ouvrir une salle d’étude à Gennevilliers, Génie Room, qui serait ouverte de 7h à 1h du matin car les bibliothèques sont peu accessibles et ferment trop tôt. En pleine période d’examen, ce projet tombe à pic. On fait ensuite la connaissance de Rida, lycéen en terminale S qui voudrait développer une application mettant en contact les professeurs et les élèves ayant des difficultés dans certaines matières. Peu fort en mathématiques et souvent en retard en cours, le jeune homme utilise son « expérience personnelle » pour convaincre les membres du jury.

Alors que les arguments battent de leur plein, une pause humoristique en compagnie du jeune talent Michael vient détendre une atmosphère déjà très joyeuse. Mais les choses sérieuses reprennent très vite et les cinq derniers candidats attendent leur tour avec impatience.

Kaoutar et Bouchra, étudiantes en master de commerce et en faculté de droit, veulent créer un co-voiturage inter-religieux. Le concept est simple : cette application nommée Bookar permet d’emmener qui le veut à son lieu de culture gratuitement. Elles veulent, par cette initiative citoyenne, favoriser la cohésion sociale. Ensuite, le huitième projet est proposé par deux jeunes femmes très actives dans le milieu associatif et humanitaire . Elles veulent partir aux quatre coins du monde pour former des animateurs.

Place à l’art : trois danseuses d’une association en cours de développement « Art Rythme Ethik » exécutent une chorégraphie dancehall avant de mettre en avant un projet de cours de danse peu couteux afin d’encourager les jeunes à se lancer. L’avant dernier projet est proposé par trois soeurs souhaitant ouvrir le restaurant végétarien insolite Ganaki. Elles sont motivées pour faire aboutir cette idée et veulent offrir aux clients un bon moment et de bons repas. Enfin, Ummanité, association réunissant déjà une soixantaine de jeunes, monte sur scène et présente son initiative : aider toute personne sans abris mais aussi les migrants, leur apporter des vivres, de la chaleur humaine et un soutien sans faille.

Le jury s’en va ensuite pour délibérer et, deux représentantes de The Empowerment House, Sarah et Sawsan, nous racontent l’histoire de l’association créée en Septembre dernier. L’objectif est mettre en relation des personnes passionnées avec d’autres personnes aux idées foisonnantes mais qui ont peur de se lancer. Avec des événements sportifs et théâtraux, l’association peut se vanter d’un joli palmarès en peu de temps. Motiver les jeunes est leur priorité !

Aux alentours de 23 heures, le jury revient avec deux chèques aux mains de Charlotte, une troisième représentante de l’association qui est intervenue tout au long de la soirée. Le premier gagnant est finalement annoncé : c’est Rida et son projet d’application de mise en relation entre professeurs et élèves. La foule l’applaudit et c’est émue que sa mère vient l’embrasser sur scène. Surprise ! Un deuxième prix de 500 euros est décerné à Ummanity pour les encourager à continuer dans leur voie.

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Moment d’émotion à l’annonce de la victoire de Rida 

Beaucoup se demanderont : que peut-on faire avec 500 ou 1000 euros? Et bien sachez que même avec 1 euro, des miracles opérent. La somme pourrait paraitre dérisoire face à des concours prestigieux, mais qui a vraiment parlé de prestige? Graines de Projets est une initiative plus forte que n’importe quelle compétition puisqu’elle fait appelle à l’esprit entreprenant de jeunes personnes dénigrées au quotidien à la télévision et sur les réseaux sociaux. The Empowerment House a encore de beaux jours devant elle et soyez sûrs que nous suivrons les avancements de cette association à la loupe ! Encore bravo à eux.

Un modèle de réussite unique? Pas pour le concours Graines de Projets

Souvent dénigrées, les banlieues bénéficient d’une image peu valorisante. Pourtant, c’est souvent de ces no go zone (si on reprend ironiquement le terme de Fox News) qu’émergent de talentueux jeunes pleins d’ambitions qui, avec une rage de vaincre les stéréotypes collés dès la naissance à leur front , arrivent à se démarquer.

Cette année l’association TheEmpowermentHouse organise le concours Graines de Projets le 21 avril. Le but de cet événement est simple : montrer qu’il n’existe pas un seul modèle de réussite dans la vie et sensibiliser les jeunes de quartiers majoritairement défavorisés face à l’entreprenariat. La soirée sera animée par l’humoriste Mohammed Le Suédois et parrainée par Hapsatou Sy.

Ce concours s’inscrit dans les problématiques actuelles auxquelles font face de nombreux jeunes : les débats sur le travail, le chômage et la situation précaire de nombreuses banlieues. TheEmpowermentHouse permettra notamment à de nombreuses personnes ambitieuses de rencontrer ceux à qui le travail a payé : startuppers, artistes et success stories seront au rendez-vous de cet événement organisé avec la Ville de Gennevilliers. Les places sont limitées donc dépêchez-vous, c’est un événement à ne pas rater ! 

A l’issu du concours, le projet gagnant choisi par un jury d’exception (Salima El Aliani, makeup designer chez L’Oréal Paris & gagnante internationale The Brush Contest, Mayada & Maïssa, dessinatrices et scénaristes des très célèbres Desperate Bledardes, Estelle Mossely, championne de France de boxe, Abdellah Boudour, fondateur de Force des Mixités et  Djibril Bodian 2 fois détenteur du prix de la meilleure baguette de l’année et fournisseur de l’Elysée. Le projet gagnant se verra attribuer un prix de 1000 euros !

Pour plus d’informations, consultez la page événement de Graines de Projets ici et n’hésitez pas à liker la page Facebook ! L’équipe NewsFromAbc sera de la partie et on espère vous y retrouver. 

Ylang-Ylang, la perle des Comores.

Usuri qui veut dire beauté en langue swahili est une marque de cosmétique bio et 100 % naturelle créée par Wassilati Mbae. C’est aussi le travail, l’acharnement d’une femme pour valoriser son pays. Pour créer sa marque, l’entrepreneuse a dû faire des sacrifices et consacrer pratiquement 3 ans de sa vie pour l’étude de son projet. Afin d’offrir des produits de haute qualité à ses clients, madame Mbae a fait le choix de travailler directement avec les producteurs locaux d’Ylang-Ylang aux Comores.

L’Ylang-Ylang c’est La fleur par excellence dans l’archipel des Comores. Les Comores sont connues comme étant les premiers producteurs d’Ylang-Ylang. Pour son interview avec Newsfroambc, Wassilati Mbae va nous évoquer les atouts de sa marque, de son engagement et va nous faire part des bienfaits de la fleur d’Ylang-Ylang.

Newsfromabc : Pouvez-vous présenter votre marque ? 

La naissance de la marque Usuri a été faite pour valoriser et faire découvrir les Comores et la fleur d’Ylang-Ylang. La fleur d’Ylang-Ylang est un atout pour le développement économique d’un pays. C’est une marque qui met en avant un produit exceptionnel dont les bienfaits sont méconnus. Un produit de haute qualité, engagé et qui répond à un besoin actuel de notre époque. Les produits Usuri qui sont des produits bio et 100 % naturelles sont conçus pour prendre soin de l’intérieur pour une beauté extérieure.

Newsfromabc : Sur le packaging de vos produits apparaissent les noms Paris et Comores. Pourquoi Paris ?

J’ai choisi les noms Paris-Comores pour faire une belle alliance entre le luxe et l’authenticité. Pour faire d’une manière intelligente notre collaboration entre les Comores et la France.

Newsfromabc : D’où vient cette passion pour le naturel ?

Je suis un enfant issu d’une famille nombreuse. Mon lien avec la nature a commencé depuis mon jeune âge. J’avais l’habitude d’aller au champ pour travailler avec ma grand-mère. J’allais dans les collines chercher le clou de girofle, les feuilles de thé, le coco, le « tsambou. » Et ce fut un bon souvenir.

 

Une amoureuse de la nature.

Newsfromabc : Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées au lancement de votre entreprise ?

Pour se lancer dans l’entreprenariat il faut d’abord croire à ce que l’on fait. Il y a 10 ans il n’y avait pas beaucoup de femmes entrepreneuses comme aujourd’hui. Les principales difficultés étaient de créer une marque dans un domaine où je n’ai pas eu de formations spécifiques. Il fallait tout dessiner, mon modèle du business qui est assez particulier. La maîtrise du domaine de la cosmétique, la maîtrise également d’un produit peu connu et complexe et ainsi créer la première marque de cosmétique comorienne. Je suis partie avec très peu de moyen et le manque des réseaux d’accompagnement était aussi un handicap. Aujourd’hui beaucoup de choses ont changées.

Newsfromabc : Quels sont les atouts de votre marque face à la concurrence ?

Scientifiquement il a été prouvé que l’Ylang-Ylang agit dans la psychique. Une grande partie de ses molécules agissent contre le stress et l’angoisse qui sont les premiers principaux problèmes pour la peau et le capillaire. Usuri s’adresse à la femme d’aujourd’hui très active et indépendante. Elle veut assurer tous les rôles et veut être présente sur tous les fronts.

 

Usuri, une marque qui respecte les femmes !

Newsfroambc : Beaucoup de richesse sont à exploiter, à découvrir aux Comores. Et pourtant peu de personnes usent de cela pour en faire un métier. Cela est-il dû à la situation économique de l’archipel selon vous ?

Je ne pense pas. Nous avons besoin de modèles pour oser entreprendre. Il faut savoir identifier les produits porteurs et s’ouvrir aux réseaux autres que les Comores. Effectivement notre pays représente beaucoup d’handicaps mais les changements et les solutions appartiennent au peuple. C’est d’abord une question de croyance et de connaissance du marché.

Newsfromabc : Comptez-vous utiliser d’autres matières premières pour vos produits ?

Oui évidement. Différents projets sont en cours. Mon objectif est de faire découvrir la richesse de la biodiversité comorienne et d’offrir ce qu’il y a d’exceptionnel à nos clients. L’Ylang-Ylang est une fleur exceptionnelle qui a multiples bienfaits que nous offrirons au fur et à mesure à nos clientes. Nous avons de belles surprises pour elles.

Newsfromabc : Comment voyez-vous l’avenir de la cosmétique aux Comores ?

Je la vois très riche et intéressante. Je suis quelqu’un qui aime le progrès.  La cosmétique aux Comores doit se développer avec l’innovation d’un esprit moderne et ouvert.

Newsfromabc : Auriez-vous un secret beauté à nous recommander ?

J’ai envie de dire à la femme comorienne de prendre soin d’elle et lui dire qu’elle a la grâce et une peau magnifique. Je lui dis d’utiliser des produits qui la respecte afin de garder sa beauté naturelle. Usuri est une marque qui vous réconcilie avec vous-même.

Newsfromabc : Des conseils pour ceux qui hésitent à se lancer dans l’entreprenariat ?

Cela dépendra des raisons pour lesquelles ils veulent entreprendre et quels sont les objectifs. Pour surmonter les difficultés, il faut s’amuser et s’épanouir de ce qu’on fait. Il faut s’ouvrir aux autres, aller chercher les connaissances qui nous manquent. « Tout le monde peut entreprendre mais tout le monde n’est pas entrepreneur. »

Les Comores c’est aussi ça :

Interview gourmande avec le chef cuisinier Ali Zouina 

Manger sain et gourmand ? Oui ça existe ! Cette semaine Newsfroambc a rencontré le propriétaire et chef cuisinier du restaurant La French Touch. Il nous parle de ses débuts en tant que chef cuisinier mais aussi de son amour pour la cuisine.

Le chef cuisinier Ali Zouina est un autodidacte dans le monde culinaire. Diplômé en ingénierie, il débute en tant que propriétaire d’une pizzeria. Il décide par la suite d’ouvrir son restaurant la French Touch. Sa marque de fabrique ? Travailler avec une viande 100 % bio d’origine française ! 

Newsfromabc : Comment êtes vous tombé amoureux de la cuisine ?

C’est une longue histoire. Je n’ai pas fait de cursus en hôtellerie. Je n’avais pas de bagages dans ce domaine. Au début j’avais une pizzeria et j’ai travaillé quelques années. J’ai trouvé cette pizzeria qui était délabrée mais j’ai vu qu’il y avait un potentiel. J’ai décidé d’investir dans cette pizzeria. J’ai dû modifier pas mal de choses. Je ne travaillais pas dedans. Au bout d’un an ça ne marchait pas comme je le souhaitais. J’ai donc pris la décision de venir travailler moi même et de m’occuper de ce commerce. J’ai pris goût à travailler. Lorsque je travaillais dans mon commerce c’était différent. C’est comme ça que je suis tombé amoureux de la cuisine.

Newsfromabc : Votre restaurant se nomme La French Touch, pourquoi avoir choisi ce nom ?

La French Touch parce qu’on voulait décliner le burger à la touche française. La cuisine française est synonyme de qualité. Nous avons ajouté une viande française, charolaise bio issue de l’agriculture biologie répondant au label AB. 

 

« Hamburgeoisez-vous ! »

 
Newsfromabc : D’où viennent les idées de vos recettes ?

Comme je n’ai pas beaucoup de bagages, je n’ai pas de bases en cuisine mais j’ai beaucoup de créativité. Je ne reproduis pas ce que je vois mais je m’inspire. J’ai ce côté créatif et c’est ce que qui fait que mon restaurant connaît plutôt un succès.

Newsfromabc : Selon vous la cuisine doit-elle attirer nos cinq sens ?

Je dirais que c’est évident. De par expérience, en premier lieu c’est le visuel, ensuite c’est l’odeur. La cuisine ce n’est pas que le goût. Aujourd’hui encore plus avec l’aspect pub/marketing. 

Newsfromabc : Quel est votre plus beau souvenir gustatif ?

Il y en a beaucoup ! Mais je dirais que c’est un plat de ma mère. C’est un plat à base de crêpe qu’on déchire et on rajoute une sauce avec pleins de légumes.

Newsfromabc : Dans votre profession vous êtes amené à diriger une  brigade. Quel type de management appliquez vous ? 

J’ai un management assez flexible. Je base tout sur la confiance. Une personne en qui je n’ai pas confiance ne peut pas faire partie de mon équipe. J’ai besoin de gens qui travailleront aussi sérieusement que si j’étais la.

Newsfromabc : Avez vous des ingrédients que vous aimez retrouver particulièrement dans vos recettes ?

Non pas spécialement. Nous avons une base d’assaisonnement dans nos steaks. C’est une formule que j’ai créé. Je pense que cela apporte une touche par rapport à nos concurrents. Je ne pense pas avoir d’ingrédient particulier si ce n’est l’amour. Je travaille toujours avec amour.

Newsfromabc : Qu’est ce qui vous différencie de vos concurrents ? 

Déjà en amont le fait d’avoir une viande bio. On s’est fait connaître de par la communication. Étant issu du métier informatique, j’avais des facilités à utiliser les outils notamment les réseaux sociaux. C’est la qualité de notre communication. Les clients sont sensibles à la façon dont on communique. Après il n’y a pas de secret. On peut vendre du rêve mais si le client est déçu il ne reviendra pas. Il y a aussi le fait d’être parmi les premiers à s’être insérés dans le gourmet burger. 

Tous les desserts sont faits maisons chez French Touch

 

Newsfromabc : On associe souvent le métier de cuisinier comme étant une issue de secours après un échec scolaire. Que pensez vous de cela ?

Je ne pense pas parce que c’est un métier comme tous les autres métiers artisanaux. Ça demande de l’amour. Ce n’est pas une issue de secours parce que les gens baisseraient plus les bras. Pour durer dans ce métier il faut aimer ce qu’on fait. C’est un métier connu comme étant difficile. Je ne suis pas d’accord avec cette idée. Au contraire, je dirais que c’est un métier réservé aux gens motivés et qui ont de l’amour à donner. 

Newsfromabc : Que pensez vous de l’expression « le client est roi » ?

C’est une  expression qui est de plus en plus vraie. Aujourd’hui les clients peuvent parler de vous sur les réseaux sociaux. Il faut faire attention à ce que le client soit satisfait. On ne tolère pas certaines choses sous prétexte qu’ils soient clients mais il faut faire au mieux. Je demande à mes serveurs d’être pédagogues et patients. C’est important que le client parte satisfait mais sous certaines conditions. 

Newsfromabc : Quels sont les chefs qui vous inspire ?

Il y a un chef pâtissier qui m’inspire particulièrement et c’est Philippe Conticini. Il m’inspire parce qu’il est à contre courant de la tendance. La pâtisserie consiste à créer des gourmandises qui tapent à l’œil. Lui il mise tout sur le goût. Il est moins dans le visuel mais plus dans l’essentiel. Il s’inspire des goûters de l’enfance, du vrai goût du beurre, des fruits etc.

Newsfromabc : Où voyez vous votre business dans 5 ans ?

Je dirais que je suis en tournant. Si je dois me développer ce n’est pas aujourd’hui. Dans 5 ans j’espère m’être implanté dans une grande ville de France et avoir au moins un restaurant à l’étranger.

Newsfromabc : Comment pouvez vous nous convaincre d’aller chez French Touch ?

Je dirais à un client satisfait ou remboursé. Je pense que ça les attire.

Newsfromabc : Auriez vous un conseil à donner aux jeunes qui voudraient suivre cette voie ?

Il est important de bien réfléchir avant de se lancer. Prendre le temps de la réflexion et se préparer à faire des sacrifices. 

Les amis vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire !

Namujé : Les saveurs de nos îles Comores

Newsfromabc vous fait découvrir des saveurs tout droit venues des Comores, Namujé est une marque de thé et d’essence d’Ylang-Ylang. Cette entreprisse commercialise de l’huile essentielle d’Ylang Ylang mais également des feuilles de thé. Des produits qui sont d’origine comorienne et 100% naturels. L’huile essentielle d’Ylang Ylang est connue pour ses nombreuses vertus apaisantes.

Namujé signifie « venez » en swahli. La Fondatrice de Namujé, Samirat Bacard  à accepté de nous faire voyager à travers cette interview. Elle fait découvrir au monde la richesse du thé de l’archipel et a accepté de répondre à nos questions.

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Newsfromabc  Pouvez-vous vous présenter et présenter votre marque ?

Bonjour. Moi c’est Samirat. J’ai 40 ans. Je suis une maman comblée par l’affection de mon mari Olivier et celle de mes deux enfants Arthur et Audrey. Nous vivons à Antony en région parisienne depuis que j’ai complété la formation comptable que j’avais entamé après mon bac aux Comores. Après plusieurs années de labeur en tant qu’employée au sein d’une grande entreprise parisienne, j’ai finalement décidé de mettre un terme à mon contrat pour travailler à mon compte. C’était une décision difficile à prendre mais je rêvais de devenir un jour indépendante et contribuer au développement de mon pays. Alors je me suis lancée et c’est dans cette esprit que nous avons créé Namujé. Depuis 2013, nous commercialisons du thé traditionnel comorien à partir de notre site internet www.namuje.com/boutique.

Newsfromabc : Comment est née Namujé et pourquoi avoir choisi ce nom ?

Namujé c’était d’abord l’idée d’Arthur, mon fils aîné qui a imaginé le concept et le nom. Il adore le thé, spécialement le thé traditionnel. Quand il a su que j’envisageais de créer ma propre entreprise, il m’a suggéré l’idée. Nous l’avons tout de suite adoptée. Namujé est à la fois un appel au monde entier à venir découvrir les richesses des Comores mais aussi une invitation à venir passer de bons moments autour des saveurs des îles aux parfums.

Newsfromabc : En 4 mots que signifie pour vous Namujé ?

Voyage, bien-être, nature et identité

Newsfromabc : Pourquoi avez vous décidé de commercialiser du thé comorien plutôt qu’un autre produit ?

Le thé parce qu’il est selon moi un produit qui nous caractérise. Nous comoriens, nous ne parlons pas tous la même langue. Notre culture diffère quelque peu selon les régions mais nous buvons tous le même thé que nous soyons à Moroni ou à Domoni. Le thé comorien fait parti de notre identité car il est intemporel. Sa consommation a traversé bien des époques mais son succès reste entier grâce notamment à son goût si spécial. Il faut savoir aussi qu’il est fait à base de plantes dont les vertus sont connues et reconnues. Pour toutes ces raisons, nous sommes convaincus qu’il peut apporter un bien-être évident à nos clients.

Newsfromabc : Racontez nous quelques étapes que vous avez franchies pour en arriver là.

J’ai démarré avec beaucoup d’appréhension. Je savais ce que je voulais mais je n’avais pas les moyens de l’obtenir tout de suite. J’ai été patiente et je peux dire aujourd’hui que j’ai été récompensée car j’ai croisé sur mon chemin des personnes qui ont énormément apporté au projet Namuje. J’ai rencontré des designers, des journalistes. J’ai fais la connaissance d’autres entrepreneuses comme moi. Toutes ces étapes m’ont aguerri et m’ont confirmé que j’avais fais le bon choix.

Newsfromabc : Quelles ont été les principales difficultés auxquelles vous avez dû faire face ?

Les principales difficultés c’est quand  les fournisseurs ont pris tout leur temps pour me livrer. C’est très difficile de ne pas pouvoir satisfaire les besoins des clients.

Newsfromabc : Quels conseils pourriez vous donner aux futurs entrepreneurs ?

Je  leurs dirais de ne pas avoir peur de se lancer et surtout de croire en leurs projets. Pour moi, c’est le plus important. Quand le moral baisse, on a tendance à lâcher prise mais il faut persévérer. Avec la volonté tout le monde peut entreprendre.