Une note pour une école : dernière ligne droite pour les enfants.

Deux ans après le projet mené par l’association AFA2E pour la construction de 10 salles de classe destinées aux enfants de l’île d’Anjouan, l’association Franco Anjouannaise pour l’Education et l’environnement (AFA2E), organise son dernier son dernier événement. Objectif, terminer le projet avec la recette récoltée ! J-4 avant le concert qui aura lieu à Ville d’Avray (92) avec les talentueux Eliasse, Halidi Dani et Goulam.

Pour l’occasion, le président de l’association a accepté de répondre à quelques questions.

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NEWSFROMABC : Plus que quelques jours après le concert, dans quel état d’esprit êtes-vous ? 

Excité ! En effet, hâte de vivre ce que nous promettent Eliasse, Halid et Goulam, les 3 artistes pour ce beau concert le 9 novembre.

NEWSFROMABC : 5 ans que ce projet dure, pour la construction de 10 salles de classes sur l’ile d’Anjouan. Comment la population réagit face a ce projet ? 

La construction des 10 salles n’a commencé que depuis deux ans, c’est l’association qui existe depuis bientôt 6 ans. Le projet est bien accueilli par l’association. Elle le trouve utile et nécessaire et félicite l’audace mais aussi le courage des membres qui ont cru en la possible réalisation d’un tel projet.

NEWSFROMABC : En parlant des membres de l’association, la plupart de vos actions sont financées par les dons et fonds récoltés lors des événements. Une implication financière des membres n’aurait elle pas permis de finir le projet plutôt ? 

Les membres d’AFA2E sont déjà les premiers financiers du projet. Depuis bientôt 6 ans, le bureau et d’autres membres actifs relancent les uns et les autres pour faire des dons. Bien évidement, certains le font, d’autres l’ont fait et d’autres le feront… un jour!  Il faudrait comprendre que tout le monde ne peut pas donner tout le temps !  Nous avons tous aussi nos préoccupations et nos urgences. Certaines fois il faut faire des choix, et tous les membres n’ont  pas les mêmes moyens. Hélas !

NEWSFROMABC : Quel a été le cout du projet jusqu’ici ? 

Jusqu’ici, nous avons dépensé prêt de 90 .000€. Somme récoltées par divers évènements mais surtout grâce à des dons. Aucune subvention d’état !

NEWSFROMABC : Vous organisez un dernier événement le 9 novembre 2018, et espérez récolter  6 000€. Pensez vous réunir la totalité de la somme à l’issue du concert ? 

Nous avons une bonne nouvelle. Depuis la publication des affiches pour la promotion du concert, nous avons continué à recevoir des dons. A ce jour, il nous reste à trouver encore un peu moins de 3300€. Donc, OUI, nous espérons terminer la construction des 10 salles de classes après le concert du 9 novembre 2018
NEWSFROMABC : Un dernier mot pour inciter les gens à venir au concert ?
Quand nous avons créé AFA2E, nous sommes partis avec 0€ dans la caisse. Mais nous sommes partis confiants en nous. Nous avons réussi à vous convaincre nombreux et nombreuses et à gagner votre confiance. Aujourd’hui, nous vous demandons de venir participer aux derniers coups de pinceaux.  Et ensemble fêter, autour du concert et des artistes, la réussite de ce beau projet.
Nous comptons donc sur vous le 9 novembre 2018 à 20H à Ville d’Avray
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YOOSTART, la nouvelle plateforme qui fait la différence

 

Imaginez une grande boutique en ligne où trouver de toutes nouvelles pièces que personne d’autre n’aura (le rêve de toute fille !). Imaginez des pièces de bonne qualité à des prix inégalables. Imaginez ces pièces accessibles depuis votre canapé. Imaginez une boutique en ligne où le client et le prestataire peuvent directement communiquer sur le produit. N’imaginez plus, cette plateforme existe : YOOSTART now !

 

YOOSTART c’est quoi exactement ?

Acronyme de l’anglais « You start », Yoostart est une plateforme exclusivement dédiée aux activités en lancement. L’objectif est de mettre en avant les nouveaux créateurs de demain. Cette plateforme n’est pas seulement une vitrine pour la visibilité de ces créateurs mais aussi le lieu de vie d’une communauté. Ce site est un réseau social combiné à une Marketplace.

« Le petit plus chez Yoostart c’est que l’équipe accompagne les jeunes créateurs dans leur relation avec leurs clients et partenaires potentiels. » Toutes les personnes inscrites sur le site viennent dans un même but:  découvrir ou faire découvrir de nouvelles activités. Le consommateur sait ce qu’il achète et d’où proviennent les produits. Du côté du créateur, il n’a pas à bâtir tout une communauté, comme sur les autres réseaux sociaux, car il est déjà entouré d’amis. Les toutes petites entreprises sont mises à l’honneur et se sentent chez elles !


Et puisque lieu de vie n’est pas indissociable d’interaction, Yoostart offre la possibilité aux créateurs de se créer un réseau en interagissant simultanément les uns avec les autres. Les groupes de discussions permettent aux membres de se rencontrer et les fils d’actualité permettent aux créateurs d’élargir leur clientèle rapidement.


Des rendez-vous networking mensuels sont planifiés, ainsi que des ventes privées, des journées vente thématique, et des formations. Tout est pensé pour accompagner au mieux les autoentrepreneurs et les aider à prendre leur envol.

Mais puisque rien ne vaut le contact réel, Yoostart est une plateforme internet qui reste ouverte sur le monde. Bien qu’internet soit le meilleur outil aujourd’hui pour le lancement d’un projet, l’objectif de cette plateforme réside dans l’essence même d’une communauté, soit les rencontres, les vraies via une chaîne de networking dont on va bientôt entendre parler.

En attendant, allez y jeter un œil en shoppeur avisé et/ou créer votre compte pour lancer et partager vos idées !

 

C’est ici : https://www.yoostart.com/

Deborah Rouchedi Créations, la mode cosmopolite en toute simplicité

Après la découverte de la créatrice Natacha Baco et du créateur Eddine Belmahdi, on plonge encore dans la fashion world ! Aujourd’hui on vous fait découvrir Déborah Rouchedi, modéliste et créatrice qui a lancé sa propre marque : Déborah Rouchedi Créations, il y a tout juste un an !

Femme curieuse, qui prône la simplicité et revendique la place des jeunes dans le monde de la mode. Du haut de ses 30 ans elle crée sa première collection « terres des glaces ». Entre simplicité et élégance elle  nous fait voyager à travers les pays nordiques, parmi formes géométriques et couleurs glacées. Allez jeter un coup d’œil, il y en a pour tous les goûts !

La créatrice Déborah Rouchedi


Newsformabc : Pouvez-vous vous présenter ?

La mode étant ma passion, j’ai fait toutes mes études dans la mode du BEP, puis brevet de technicien créations de vêtements sur mesure et un BTS dans l’industrie textile. je suis partie en Angleterre pour apprendre l’anglais. J’ai été jeune fille au pair pendant un an. J’ai bossé ensuite dans une entreprise de prêt-à-porter en étant modéliste pendant 4 ans.

J’ai démissionné pour partir à Mayotte, pour me couper de cette vie parisienne. Je n’y retrouvais pas ma culture paternelle. Arrivée à Mayotte j’ai été prof de couture. Je suis restée un an là-bas. Et c’est en 2015 que je suis rentrée à Paris pour monter ma boîte : Déborah Rouchedi Créations.

Newsfromabc : Comment est née cette envie de créer ? 

C’est inné je dirais. Depuis toute petite je suis manuelle, je n’étais pas vraiment faite pour les études. J’ai toujours été créative, j’ai toujours aimé la décoration, la peinture. Dès que je suis passée dans les études professionnelles, mon niveau s’est relevé.

Newsfromabc : Vous avez occupé un poste de professeur de couture à Mayotte. Ce pays a-t-il influencé votre travail ?

Ça n’a pas seulement influencé mon travail, ça a changé toute ma vie ! J’ai grandit à Paris et me retrouver à Mayotte m’a mis une claque ! Même si je sais d’où je viens, travailler avec ces gens qui n’ont pas grand chose mais qui sont heureux, ça m’a ouvert l’esprit. Quand je suis revenue je me suis dit que je n’avais pas besoin de toutes ces choses futiles et superficielles. Là-bas on connait la valeur de la personne. Si je n’étais pas passée par la case Mayotte, je pense que je n’aurais pas lancer ma propre boite. C’était une opportunité. Ça a changé ma façon de voir les choses. J’ai découvert la simplicité des choses, la simplicité dans le monde de la mode, ce qu’on n’a pas ici. Ici, il faut toujours être mieux habillé, mieux coiffé, c’est Paris quoi !

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Newsformabc : On dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Qu’en est-il pour les stylistes ?

C’est exactement la même chose. Je ne fais jamais mes ourlets. J’ai un style plutôt sobre. Mais la chose qui peut me démarquer ce sont mes vestes que je fais toujours moi-même. Dès que je me réveille le matin je ne me prends pas la tête.

Newsfromabc : Il y a-t-il une différence entre l’idée qu’on se fait du métier et la réalité ?

Oui et non, ça dépend de la vie dans laquelle on est. Quand on est à Paris on a beaucoup de paillettes dans les yeux, on se dit qu’on va travailler dans les grandes maisons de mode après une grande école. Ce que je préfère c’est l’échange. La réalité a été la même pour moi.

Newsfromabc : Quelle est votre marque de fabrique ?

Je dirais le détail. J’aime les choses bien faites, je suis très minutieuse, très exigeante, on  dit souvent que ça ne sert pas à grand-chose les détails et la finition. Je dirais que c’est le plus important.

Newsfromabc : Vous avez récemment présenté votre nouvelle collection « terre de glaces ». Quelles ont été vos inspirations lors de la création de cette nouvelle collection ?

 Les pays nordiques. C’est marrant, je suis très curieuse et j’aime toutes les cultures ! J’ai été attirée par leurs imprimés graphiques. C’est parti d’un coup de cœur sur un tissu que j’ai trouvé.

 Newsfromabc : Quels changements aimeriez-vous voir dans le domaine de la mode ?

J’aimerais voir plus de jeunes créateurs. Malheureusement la mode est très fermée. Les jeunes sont un peu mis à l’écart, et on a souvent du mal à se faire sa place. On a énormément de choses à montrer. On a beaucoup de valeurs, mais on les a laissées un peu de côté,

J’aimerais aussi voir plus d’échanges entre les différents secteurs : entre les mannequins, photographes, etc.

Newsfromabc : Avez-vous des personnalités qui influencent vos choix en matière de mode ?

Je ne regarde jamais les défilés de la fashion week, je ne suis pas sensible à leurs dernières tendances. Je puise plutôt mon inspiration dans la rue, j’aime voir ce qui se passe autour de moi, sur les réseaux sociaux aussi (pinterest) et les looks des people. J’ai vécu à Londres et j’aime y retourner pour voir leur style.

Newsfromabc : Nous sommes en pleine expansion du « made in France » cela fait-il partie de vos préoccupations ?

Je ne sais pas. Comme je ne travaille pas que pour moi, je dirais que ce n’est pas ma priorité, mais comme je fais tout moi-même en France, ça reste du made in France.

Newsformabc : Quels sont vos best-seller ?

Pour la nouvelle collection, c’est la robe. Je suis beaucoup dans l’échange donc je demande aux gens ce qu’ils ont préféré et ce qu’ils ont aimé le moins.

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Le best-seller de la collection « Terres des Glaces »

Newsformabc : Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui aimerez se lancer dans la mode ?

 Faire confiance aux gens, échanger avec d’autres jeunes, surtout à l’heure actuelle.

Et la phrase que je dis souvent c’est « chacun son métier » tout ce qui est mise en avant ce n’est pas mon truc. Les meilleurs résultats se font pour la collection, on s’est tous fais confiance, chacun a mis son savoir-faire. Et quand on a des personnes qui nous soutiennent, ce qui est mon cas, c’est encore mieux ! C’est tout un travail d’équipe en collaboration.

Deborah Rouchedi, une créatrice dans l’âme. Pour vous procurer ses creatrions empreints d’élégance, il vous suffit de la contacter via sa page Facebook. 

Focus sur Natacha Baco,créatrice mode talentueuse et engagée. 

Cette semaine, nous vous proposons de partir à la découverte de la créatrice Natacha Baco. Spécialisée dans la création de vêtements et d’accessoires en wax, la styliste sublime les femmes avec ses pièces ! Des créations raffinées et empreintes d’élégance, elles sont ausi belles les unes que les autres. La créatrice confectionne des accessoires déco en passant par la confection de pièces uniques, elle a pensé à tout !

Newsfromabc : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans la création de vêtements et d’accessoires déco ?

Le déclic de créer ma marque en petites séries et en sur mesure remonte à très longtemps. Mais cela m’a pris du temps pour bien le concrétiser. J’ai commencé en faisant beaucoup d’expos de créateurs, sous la marque l’Initiée. Cette période m’a totalement lessivée !

Newsfromabc : Plutôt autodidacte ou des formations vous ont permis de travailler dans la mode ?

Je suis les « deux » car je n’ai pas fait d’école de stylisme. J’ai également eu l’occasion de faire une formation de 6 mois de modéliste.

Newsfromabc : À quels types de challenges avez-vous dû faire face au lancement de votre marque ?

J’ai dû relever plusieurs challenges car je devais avoir une « multi-casquette », étant seule à faire front dans divers domaines de connaissances.

Newsfromabc : Quel regard portez-vous sur la mode africaine ?

Je porte un regard bienveillant sur la mode africaine car les choses bougent petit à petit et le continent commence à faire émerger son savoir-faire.

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La robe « Fatou » confectionnée soigneusement par Natacha Baco pour la blogeuse Fatou N’Diaye du blog blackbeautybag.

Newsfromabc : Nous assistons depuis  quelques années à une vague incontestée de créateurs/stylistes africains qui mettent en avant le wax, le pagne … Que pensez-vous de cette évolution ? 

Je pense que c’est une bonne chose car la mode africaine à toute sa place dans ce secteur. Nous avons la chance d’avoir une richesse au niveau des matières et un savoir  ancestral que nous pouvons exploiter de différentes façons pour le moderniser. Par ailleurs, ce secteur à tout de même besoin d’être structuré.

Newsfromabc : Le wax est devenu un intemporel de la garde-robe, LE tissu africain à avoir. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce tissu. 

Que dire de plus sur ce tissu ? Pour certains cela ne sera qu’un effet de mode et pour d’autres une vraie histoire.

Newsfromabc : En quoi êtes-vous différente des talents qui se lancent dans ce secteur actuellement ? 

Je pense être différente des autres talents par mon approche commerciale, les coupes et les détails qui caractérisent mes créations.

Newsfromabc : La mode change assez souvent selon les tendances, les saisons… Portez-vous attention à ces changements ?

Non, je ne veux pas en être victime, je veux être une partisane de la slow fashion.

Newsfromabc : On a pu voir sur votre e-shop la rubrique « solidarité ».Pouvez-vous nous en parler ?

Le projet « solidarité » est venu à moi tout simplement car avant la vie de créatrice, j’étais salarié et à l’époque une fois par an, en général en fin d’année j’effectuais un don à une association. Mais lorsque, j’ai débuté ma vie d’indépendante, l’argent que je gagnais je le réinvestissais automatiquement et je remettais donc au lendemain mes dons. De ce fait, lorsque je suis revenue à la création après une pause d’un an j’ai voulu intégrer ce processus de don dans mon projet. Étant d’origine africaine, j’ai voulu travailler avec une association qui agisse dans ce continent, pour les femmes et les enfants, d’où mon partenariat avec l’association la Liane. A savoir que je fais un don tous les trimestres à cette association quelques soient les ventes ou pas.

Les accessoires déco by Natacha Baco, il y en a pour tous les goûts !

Natacha Baco une créatrice pleine de talent et une femme extrêmement engagée, quel bel exemple ! Pour vous procurer ses créations il vous suffit de vous rendre sur son e-shop By Natacha Baco.

La mannequin Fatou Marana Noba arpente les podiums et fait la fierté du Sénégal. 

 

Depuis quelques années des mannequins à l’apparence squelettique sont de plus en plus en vogue, faisant le bonheur d’un bon nombre de grandes marques. Si certains mannequins sont prêts à tout pour défiler pour les plus grands, ce n’est pas le cas pour la jeune mannequin Fatou Marana Noba.

D’origine sénégalaise, la jeune mannequin vit entre Paris et Dakar. Regard envoûtant et silhouette longiligne, elle a su conquérir les grandes marques sans passer par la case « transformation ». Elle a défilé pour des marques telles que Paco Rabane et Sonia Rykel, Fatou Marana Noba a également fait de nombreuses apparitions dans les plus grands magazines, Grazia, Be ou encore Elle Italie. En parallèle de sa carrière de mannequinat, elle est également à la tête de l’émission Style challenge Africa.

Newsfromabc : La vie d’un mannequin se résume au strass et paillettes, la fête … Est-ce vraiment ça la vie d’un mannequin ?

En ce qui me concerne, ce n’est pas le cas. J’ai très peu fait la fête en tant que mannequin mais c’est aussi mon choix. J’ai énormément voyagé et je pense que si ce n’était pas le mannequinat je n’aurais pas eu cette occasion.

Newsfromabc : Qu’est-ce qui vous a poussé à embarrasser l’industrie de la mode ?

J’ai un physique qui m’a naturellement poussé à être mannequin, par la suite j’ai réalisé que c’est un vrai métier qui demande une certaine hygiène de vie et de rigueur.

Newsfromabc : Depuis quelques années on voit des mannequins de plus en plus maigres voire squelettiques. Que pensez-vous de ce phénomène ?

Je suis absolument contre ce phénomène. Lorsque je rencontre certaines filles sur les castings, ça m’attriste de voir qu’elles se privent de manger, ça nuit à leur santé. Mais c’est comme tout industrie, c’est la demande qui contrôle le marché.

Newsfromabc : Est-ce difficile de rester humble dans ce milieu ?

Personnellement je me trouve humble, je n’ai pas de raison d’être prétentieuse. Je suis bien entourée par ma famille et mes amis. Bien que ce métier puisse très vite te pousser à avoir la grosse tête, j’ai conscience que c’est un travail éphémère donc c’est important pour moi d’avoir les pieds sur terre.

Newsfromabc : Qui est d’après vous l’incarnation de la beauté féminine ?

Beaucoup de femmes incarnent la beauté féminine, chacune à sa manière mais j’ai un coup de cœur pour Liya Kebede, Iman Bowie, Bianca Balti, Lupita Nyongo et Gisele Bündchen

Newsfromabc : Vous êtes mannequin et également conceptrice de l’émission style challenge Africa. Comment arrivez-vous à gérer tout cela ?

Je me surprends moi-même lol. J’arrive à lier les deux mais ce n’est pas toujours facile. Heureusement j’ai un mari qui me soutient et m’aide dans la production donc ça me permet de gérer ma carrière et en même temps garder un œil au bon fonctionnement de l’émission.

Newsfromabc : Quel est le concept de cette émission ? 

Style challenge Africa est un concours qui met en compétition des stylistes inconnus du grand public durant 8 semaines. On cherche l’ultime jeune styliste à travers des défis qui leur sont proposés. Un candidat est éliminé chaque semaine. A la fin le grand gagnant remporte 2 millions de Franc CFA soit environ 3000 euros afin de lancer sa propre marque de vêtement.

Newsfromabc : Bientôt se déroulera la Dakar fashion week. Allons-nous vous voir sur le podium ?

J’ai déjà l’émission style challenge Africa qui me prend énormément de temps donc je ne défilerai pas pour la fashion week de Dakar.

Une mannequin élégante et glamour, Fatou Marana Noba fait la fierté du Sénégal. Elle n’a pas cessé de nous surprendre, une mannequin à suivre de très près !  

L’Ylang-Ylang fashion week, l’événement à ne pas rater !

Tenez-vous prêts, l’année prochaine se déroulera la première fashion week aux Comores ! L’initiateur de cet événement n’est autre que Habib Sagaf. A seulement 23 ans, le jeune homme a tout pour plaire ! Un parcours exorbitant et une dégaine digne d’un fashionista.  Après un voyage au Kenya où il a pu se perfectionner en langues étrangères, des études en sociologie et une spécialisation en gestion des ressources humaines, il a mené en parallèle des activités artistiques. Il a débuté dans le mannequinat, et il est actuellement chroniqueur mode ainsi que coordinateur et conseiller artistique du concours STYLE CHALLENGE Africa.

L’ylang-ylang fashion est le premier événement de cette envergure aux Comores, dédié à la mode et à l’industrie du textile. Durant une semaine, des stylistes et des artistes comoriens seront sous les feux des projecteurs. Des créateurs mode venus des 4 coins du monde seront également présents. Mais comment cette fashion week sera-t-elle perçue dans un pays où seul les tenues traditionnelles sont mises en valeur ?

Newsfromabc : Qu’est-ce qui vous a orienté vers la mode ? A-t-elle toujours été une passion pour vous ?

J’ai toujours aimé la mode et le stylisme depuis mon plus jeune âge. D’ailleurs il y a peu de temps ma mère m’a envoyé un croquis que j’ai dessiné alors que je n’avais que 6 ans. J’ai toujours accordé de l’importance au vêtement et à la manière de le porter. J’étais réticent à l’idée de me diriger vers la mode après mon bac. Dans la société comorienne un homme qui travaille dans la mode ce n’est pas valorisant. Au fil des années j’ai appris à ne plus me soucier des critiques négatives et plutôt me concentrer sur le positif.

Newsfromabc : Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans l’industrie de la mode ?

Ce qui m’attire le plus c’est l’idée de pouvoir créer mon propre langage et de voir des gens s’exprimer à travers ce langage. Quoi de plus valorisant que de voir des personnes utiliser votre langage ? Parce que le vêtement est une forme d’expression, il faut faire en sorte de bien s’exprimer.

Newsfromabc : Quel a été le déclic pour lancer l’ylang-ylang fashion week ?

On avait entamé une discussion avec une amie sur les différentes fashion week en Afrique et on s’est rendu compte qu’aucun événement de ce genre n’existait dans nos pays respectifs. Elle étant guinéenne et moi comorien, nous avons décidé de mettre en place ces « semaines de la mode » afin de mettre en avant les créateurs de nos pays. Ma camarde s’était donné pour objectif de lancer la fashion week en 2015, ce qu’elle a d’ailleurs réussi à faire et moi je me suis fixé pour juillet 2017.

  
Newsfromabc : Depuis combien de temps avez-vous envisagé ce projet ? 

Bien que l’idée me soit venu il y a bien longtemps, je voulais attendre d’avoir plus d’expérience et plus de contact pour me lancer dans cette aventure. Il y a 2 ans je me suis senti enfin prêt. C’est le premier événement de la sorte que j’organise, mais ayant côtoyé des organisateurs de fashion week je sais qu’il faut se donner le temps d’étudier le marché.

Newsfromabc : Vous n’êtes pas sur place, quelle est votre stratégie d’organisation ? 

Durant 3 ans j’ai formé une équipe dont une partie se trouve aux Comores. Ce sont eux qui me donnent les informations nécessaires et me concernant, j’irai moi-même aux Comores cet été.

Newsfromabc : La situation aux Comores est assez instable. Comment allez-vous vous y prendre ?

C’est une question qui m’a beaucoup été posé dernièrement mais je reste toujours optimiste. Je continue toujours mon plan d’organisation en espérant que d’ici juillet 2017 nous retrouverons une certaine stabilité.

Newsfromabc : Quel est l’enjeu premier de cette première édition ? 

L’enjeu premier de la première édition est la promotion des acteurs de l’industrie et du textile aux Comores. Beaucoup de designers aux Comores ont besoin de visibilité. L’autre enjeu sera de créer un pont entre la mode comorienne et le reste du monde.

 

La mannequin Fatou Marana Noba fera également partie du jury lors de l’ylang-ylang fashion week.


Newsfromabc : Vous êtes aussi créateur mode, comptez-vous présenter des pièces signées Habib Sagaf ?

Je compte bien entendu présenter une collection spéciale durant cette fashion week. Une collection inspirée des valeurs africaines.

Newsfromabc : Cette fashion week est-ce une manière pour vous de contribuer à l’économie de votre pays ?

Les fashion week organisés dans d’autres pays africains ont eu un impact considérable dans l’économie de leurs pays. Plus les designers gagnent en visibilité, plus ils sont sollicités, ils travaillent et ils créent eux-mêmes des emplois. Au-delà de l’industrie textile, je pense que l’ylang-ylang fashion week peut offrir une visibilité au pays et donc favoriser le tourisme. Il est vraiment très rare qu’on entende parler des Comores dans les médias internationaux, si ce n’est de manière négative.

Newsfromabc : Vous êtes spécialisé en gestion des ressources humaines et vous avez également suivis des études de sociologie. En quoi ces études vont vous être utiles dans le cadre de ce projet ?

Avant de mettre en place un projet comme l’ylang-ylang fashion week de manière concrète, il y a plusieurs questions à se poser. Quoi ? Pourquoi ? Quand ? Comment ? Et pour répondre à cela, une étude de la société est nécessaire et c’est là que les études en sociologie deviennent bénéfiques à la mise en place de ce projet. En gestion des ressources humaines, on nous apprend à gérer le personnel d’une entreprise ce qui est utile dans le projet. À travers l’équipe que j’ai formé, je sais quel rôle je dois attribuer à chacun.

Newsfromabc : Aux Comores la population a un mode vestimentaire très traditionnel. N’avez-vous pas peur qu’elle rejette cette fashion week ?

L’idée de l’ylang Ylang fashion week est justement de célébrer notre propre culture, célébrer nos valeurs tout en étant moderne. L’esprit de l’Homme est fait pour progresser et actuellement l’influence occidentale est partout. J’aimerais conserver cette influence et la mélanger à nos valeurs et que la population comorienne fasse appel aux couturiers et designers comoriens.



Newsfromabc : Pensez-vous changer les mentalités avec l’arrivée de l’ylang-ylang fashion week ?

Je ne dirais pas changer les mentalités. La mentalité fait ce que nous sommes, notre identité. Nous avons besoin de montrer cette identité. Je souhaite réveiller la population, montrer que nous disposons de nombreux talents sur place qui peuvent embellir la population.

Newsfromabc : Un petit scoop à nous révéler ?

Des designers italien et américain seront présents lors de la fashion week. J’ai également contacté une célébrité pour y assister.

Habib Sagaf sera-t-il la révélation de l’année 2017 ? Affaire à suivre… 

Les Comores, à travers l’objectif de Kanayakine. 

L’été approche, vous vous demandez sûrement où partir en vacances ? Newsfromabc a la réponse pour vous ! Direction les îles Comores avec Kanayakine ! Petite leçon avant d’aller plus loin, située dans l’océan Indien et à l’est du Canal de Mozambique, l’archipel des Comores est aussi connu sous le nom de « Juzur Al Quamar » soit « les îles de la lune » en français. L’archipel est constitué de 3 îles indépendantes (Moheli, Grande Comore et Anjouan) et une gouvernée par l’Etat français (Mayotte).

Plages idylliques, soleil tapant, des paysages à couper le souffle seront aux rendez-vous dès votre arrivée. Des cocotiers à chaque coin de rues, l’odeur des clous de girofles, de la vanille et de l’ylang-ylang vous accompagneront tout au long de votre séjour.

Pour revenir à Mahamoud Kanayakine, c’est un enseignant et photographe amateur, il nous fait voyager à travers ses clichés des Comores, plus précisément de la Grande Comore.

Newsfromabc : Vous êtes initialement enseignant. Qu’est-ce qui vous a poussé vers la photographie ?

Au départ, je faisais des photos uniquement pour garder des souvenirs. Il y a un peu plus de deux ans, je me suis inscrit sur le réseau social Instagram c’était par curiosité, pour tester l’application et ce que je découvrais me plaisait bien. J’ai commencé à avoir des retours venant surtout des comoriens de la diaspora qui m’encourageaient. C’est ainsi que je me suis appliqué pour améliorer la qualité de mes photos. J’essaye quand j’ai le temps d’approfondir et d’améliorer ma pratique. J’en profite ici pour remercier mes followers.

Kanayakine qui tape la pose.

Newsfromabc : Quelle est votre relation avec les Comores ?

C’est mon pays natal, où j’ai grandi, il y a forcément un lien étroit, très affectif et ça me fait penser à la phrase d’Emile Cioran quand il disait qu’il « donnerait tous les paysages du monde pour celui de son enfance ». Même s’il y a tellement de lieux que je n’ai pas encore visiter dans mon pays, le peu que j’ai vu m’a ébloui.

Newsfromabc : Quelle image de votre pays voulez-vous donner ?

J’essaye de livrer à travers mes photos la beauté de nos îles, la richesse naturelle de nos îles, l’énergie positive que ce soit dans les villages ou à travers des paysages, et qu’on puisse se dire que les Comores valent la peine d’être visitées.

Newsfromabc : Que pensez-vous du tourisme aux Comores ?

Le tourisme ne peut pas décoller dans notre pays sans un engagement concret de nos dirigeants. Il y a des gens qui travaillent mais on ne leur donne pas les moyens de faire du tourisme un secteur prospère. Ça fait un pincement au cœur quand on voit tous ces hots spots non valorisés. C’est comme si on ne se rendait pas compte que dans ce domaine, notre archipel constitue une vraie mine d’or qui n’attend que d’être exploitée.

Newsfromabc : En prenant en photos ces beaux paysages avez-vous un message à faire passer ?

J’essaye juste, à mon niveau, de faire découvrir les Comores au monde, tout au moins à la communauté Instagram. Je reçois des messages de personnes disant, en voyant mes photos, qu’ils aimeraient un jour visiter les Comores. L’année dernière j’ai eu l’opportunité de présenter les Comores dans un « Takeover » de Microsoft Lumia pendant deux jours sur leur compte Instagram @lumiavoices. C’est un flux qui compte plus de 15 000 abonnés. Ce fut une chance de faire découvrir un peu plus les Comores.

Newsfromabc : Peut-on s’attendre à une une exposition de vos photos ?

Concrètement, je ne le sais pas encore. Ce que je fais n’est qu’un point de départ. Ça commence à prendre forme mais c’est vraiment loin d’être un aboutissement.

Newsfromabc : Un pays d’Afrique où vous n’avez jamais été et que vous aimeriez découvrir ?

Le problème, c’est qu’il n’y a pas qu’un seul … Mais je dirais Tanzanie à cause de certaines similitudes avec les Comores. En observant les photos de ce pays, on a l’impression d’être autre part qu’aux Comores. Ce n’est qu’une impression bien sur mais en tout cas, découvrir ce pays de près compte pour moi. J’espère le faire un jour. Cela vient peut-être du fait que je suis très attaché aux îles en général et vivre à Zanzibar me plairait énormément.

Newsfromabc : Vous êtes contributeur du site Visiter l’Afrique. Comment est né ce collectif.

Visiter l’Afrique est une plateforme collaborative consacrée au tourisme et la culture en Afrique. Elle est née de l’initiative de Diane Audrey Ngako qui est aussi journaliste au Monde. La plateforme est née dans l’objectif de présenter une autre image de l’Afrique et donner aux gens l’envie d’aller découvrir le continent. Les gens qui ont visité le continent peuvent raconter leurs voyages, les lieux sympathiques et leurs coups de cœurs. En proposant des articles et des photos pour le site et les réseaux sociaux, on devient contributeur.

Newsfromabc : Avez-vous des astuces/conseils pour prendre de bon clichés ?

Je ne me sens pas très bien placé pour répondre à cette question. Dans ce que j’ai fait jusqu’ici, il y a plus important que de faire de bons clichés : c’est d’abord de prendre plaisir à photographier et ne pas arrêter de chercher, d’expérimenter. Et puis un jour, les gens te feront remarquer que tes clichés ne sont pas mal.

Newsfromabc : Quels sont vos futurs projets ? 

J’aimerais bien faire les autres îles et proposer une vue d’ensemble de l’archipel. Je trouve que les photos que j’ai postées jusqu’ici sur Instagram ne sont pas assez représentatives de tout l’archipel. Autre chose, je suis tenté par une petite formation en photographie. Elle pourrait me permettre d’élargir mes perspectives d’avenir dans ce domaine.

La douceur des Comores :

Crédits photos : Kanayakine

En attendant les prochaines vacances, on va se détendre avec du bon thé 100 % comorien by Namujé.