La Natural Hair Academy, l’événement dédié à la beauté Naturelle. 

J-7 avant la Naturelle Haïr Academy. Comme chaque année la NHA met à l’honneur la beauté naturelle. L’événement organisé par l’agence AK-A marketing se déroulera cette année  le 11 juin au parc floral. Le but de cet événement est simple : mettre en avant la nappy attitude mais pas que !

La valorisation des cheveux naturels, l’estimation et l’estime de soi seront les maîtres-mots de cet événement. Venues de divers horizons, la NHA réunira de nombreuses femmes dont l’actrice de renom Teyonah Parris.

L’actrice Teyonnah Parris

La Natural Hair Acdademy sera répartie sur plusieurs ateliers :

Atelier coiffure : plusieurs blogueuses ont répondu présent à cette événement placé sous le signe de la découverte.

Atelier Make-up la blogueuse Soline du blog TheprettyusMu nous fera le plaisir de réaliser un make-up « Highlight ».

La NHA vous réserve encore pleins d’autres surprise les filles. Une chose est sûre, l’événement ne sera pas de tout repos !

La Natural Hair Academy, le rendez-vous incontournable des nappy girls ! Pour cette 5ème édition NEWSFROMABC a été convié à assister à cet événement qui prône la « Nappy attitude ».  Et pour encore plus d’ambiance Dj Anais B, Dj Melody Kane et Dj Miss Mak seront aux platines pour mettre le feu ! 

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La mannequin Fatou Marana Noba arpente les podiums et fait la fierté du Sénégal. 

 

Depuis quelques années des mannequins à l’apparence squelettique sont de plus en plus en vogue, faisant le bonheur d’un bon nombre de grandes marques. Si certains mannequins sont prêts à tout pour défiler pour les plus grands, ce n’est pas le cas pour la jeune mannequin Fatou Marana Noba.

D’origine sénégalaise, la jeune mannequin vit entre Paris et Dakar. Regard envoûtant et silhouette longiligne, elle a su conquérir les grandes marques sans passer par la case « transformation ». Elle a défilé pour des marques telles que Paco Rabane et Sonia Rykel, Fatou Marana Noba a également fait de nombreuses apparitions dans les plus grands magazines, Grazia, Be ou encore Elle Italie. En parallèle de sa carrière de mannequinat, elle est également à la tête de l’émission Style challenge Africa.

Newsfromabc : La vie d’un mannequin se résume au strass et paillettes, la fête … Est-ce vraiment ça la vie d’un mannequin ?

En ce qui me concerne, ce n’est pas le cas. J’ai très peu fait la fête en tant que mannequin mais c’est aussi mon choix. J’ai énormément voyagé et je pense que si ce n’était pas le mannequinat je n’aurais pas eu cette occasion.

Newsfromabc : Qu’est-ce qui vous a poussé à embarrasser l’industrie de la mode ?

J’ai un physique qui m’a naturellement poussé à être mannequin, par la suite j’ai réalisé que c’est un vrai métier qui demande une certaine hygiène de vie et de rigueur.

Newsfromabc : Depuis quelques années on voit des mannequins de plus en plus maigres voire squelettiques. Que pensez-vous de ce phénomène ?

Je suis absolument contre ce phénomène. Lorsque je rencontre certaines filles sur les castings, ça m’attriste de voir qu’elles se privent de manger, ça nuit à leur santé. Mais c’est comme tout industrie, c’est la demande qui contrôle le marché.

Newsfromabc : Est-ce difficile de rester humble dans ce milieu ?

Personnellement je me trouve humble, je n’ai pas de raison d’être prétentieuse. Je suis bien entourée par ma famille et mes amis. Bien que ce métier puisse très vite te pousser à avoir la grosse tête, j’ai conscience que c’est un travail éphémère donc c’est important pour moi d’avoir les pieds sur terre.

Newsfromabc : Qui est d’après vous l’incarnation de la beauté féminine ?

Beaucoup de femmes incarnent la beauté féminine, chacune à sa manière mais j’ai un coup de cœur pour Liya Kebede, Iman Bowie, Bianca Balti, Lupita Nyongo et Gisele Bündchen

Newsfromabc : Vous êtes mannequin et également conceptrice de l’émission style challenge Africa. Comment arrivez-vous à gérer tout cela ?

Je me surprends moi-même lol. J’arrive à lier les deux mais ce n’est pas toujours facile. Heureusement j’ai un mari qui me soutient et m’aide dans la production donc ça me permet de gérer ma carrière et en même temps garder un œil au bon fonctionnement de l’émission.

Newsfromabc : Quel est le concept de cette émission ? 

Style challenge Africa est un concours qui met en compétition des stylistes inconnus du grand public durant 8 semaines. On cherche l’ultime jeune styliste à travers des défis qui leur sont proposés. Un candidat est éliminé chaque semaine. A la fin le grand gagnant remporte 2 millions de Franc CFA soit environ 3000 euros afin de lancer sa propre marque de vêtement.

Newsfromabc : Bientôt se déroulera la Dakar fashion week. Allons-nous vous voir sur le podium ?

J’ai déjà l’émission style challenge Africa qui me prend énormément de temps donc je ne défilerai pas pour la fashion week de Dakar.

Une mannequin élégante et glamour, Fatou Marana Noba fait la fierté du Sénégal. Elle n’a pas cessé de nous surprendre, une mannequin à suivre de très près !  

L’Ylang-Ylang fashion week, l’événement à ne pas rater !

Tenez-vous prêts, l’année prochaine se déroulera la première fashion week aux Comores ! L’initiateur de cet événement n’est autre que Habib Sagaf. A seulement 23 ans, le jeune homme a tout pour plaire ! Un parcours exorbitant et une dégaine digne d’un fashionista.  Après un voyage au Kenya où il a pu se perfectionner en langues étrangères, des études en sociologie et une spécialisation en gestion des ressources humaines, il a mené en parallèle des activités artistiques. Il a débuté dans le mannequinat, et il est actuellement chroniqueur mode ainsi que coordinateur et conseiller artistique du concours STYLE CHALLENGE Africa.

L’ylang-ylang fashion est le premier événement de cette envergure aux Comores, dédié à la mode et à l’industrie du textile. Durant une semaine, des stylistes et des artistes comoriens seront sous les feux des projecteurs. Des créateurs mode venus des 4 coins du monde seront également présents. Mais comment cette fashion week sera-t-elle perçue dans un pays où seul les tenues traditionnelles sont mises en valeur ?

Newsfromabc : Qu’est-ce qui vous a orienté vers la mode ? A-t-elle toujours été une passion pour vous ?

J’ai toujours aimé la mode et le stylisme depuis mon plus jeune âge. D’ailleurs il y a peu de temps ma mère m’a envoyé un croquis que j’ai dessiné alors que je n’avais que 6 ans. J’ai toujours accordé de l’importance au vêtement et à la manière de le porter. J’étais réticent à l’idée de me diriger vers la mode après mon bac. Dans la société comorienne un homme qui travaille dans la mode ce n’est pas valorisant. Au fil des années j’ai appris à ne plus me soucier des critiques négatives et plutôt me concentrer sur le positif.

Newsfromabc : Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans l’industrie de la mode ?

Ce qui m’attire le plus c’est l’idée de pouvoir créer mon propre langage et de voir des gens s’exprimer à travers ce langage. Quoi de plus valorisant que de voir des personnes utiliser votre langage ? Parce que le vêtement est une forme d’expression, il faut faire en sorte de bien s’exprimer.

Newsfromabc : Quel a été le déclic pour lancer l’ylang-ylang fashion week ?

On avait entamé une discussion avec une amie sur les différentes fashion week en Afrique et on s’est rendu compte qu’aucun événement de ce genre n’existait dans nos pays respectifs. Elle étant guinéenne et moi comorien, nous avons décidé de mettre en place ces « semaines de la mode » afin de mettre en avant les créateurs de nos pays. Ma camarde s’était donné pour objectif de lancer la fashion week en 2015, ce qu’elle a d’ailleurs réussi à faire et moi je me suis fixé pour juillet 2017.

  
Newsfromabc : Depuis combien de temps avez-vous envisagé ce projet ? 

Bien que l’idée me soit venu il y a bien longtemps, je voulais attendre d’avoir plus d’expérience et plus de contact pour me lancer dans cette aventure. Il y a 2 ans je me suis senti enfin prêt. C’est le premier événement de la sorte que j’organise, mais ayant côtoyé des organisateurs de fashion week je sais qu’il faut se donner le temps d’étudier le marché.

Newsfromabc : Vous n’êtes pas sur place, quelle est votre stratégie d’organisation ? 

Durant 3 ans j’ai formé une équipe dont une partie se trouve aux Comores. Ce sont eux qui me donnent les informations nécessaires et me concernant, j’irai moi-même aux Comores cet été.

Newsfromabc : La situation aux Comores est assez instable. Comment allez-vous vous y prendre ?

C’est une question qui m’a beaucoup été posé dernièrement mais je reste toujours optimiste. Je continue toujours mon plan d’organisation en espérant que d’ici juillet 2017 nous retrouverons une certaine stabilité.

Newsfromabc : Quel est l’enjeu premier de cette première édition ? 

L’enjeu premier de la première édition est la promotion des acteurs de l’industrie et du textile aux Comores. Beaucoup de designers aux Comores ont besoin de visibilité. L’autre enjeu sera de créer un pont entre la mode comorienne et le reste du monde.

 

La mannequin Fatou Marana Noba fera également partie du jury lors de l’ylang-ylang fashion week.


Newsfromabc : Vous êtes aussi créateur mode, comptez-vous présenter des pièces signées Habib Sagaf ?

Je compte bien entendu présenter une collection spéciale durant cette fashion week. Une collection inspirée des valeurs africaines.

Newsfromabc : Cette fashion week est-ce une manière pour vous de contribuer à l’économie de votre pays ?

Les fashion week organisés dans d’autres pays africains ont eu un impact considérable dans l’économie de leurs pays. Plus les designers gagnent en visibilité, plus ils sont sollicités, ils travaillent et ils créent eux-mêmes des emplois. Au-delà de l’industrie textile, je pense que l’ylang-ylang fashion week peut offrir une visibilité au pays et donc favoriser le tourisme. Il est vraiment très rare qu’on entende parler des Comores dans les médias internationaux, si ce n’est de manière négative.

Newsfromabc : Vous êtes spécialisé en gestion des ressources humaines et vous avez également suivis des études de sociologie. En quoi ces études vont vous être utiles dans le cadre de ce projet ?

Avant de mettre en place un projet comme l’ylang-ylang fashion week de manière concrète, il y a plusieurs questions à se poser. Quoi ? Pourquoi ? Quand ? Comment ? Et pour répondre à cela, une étude de la société est nécessaire et c’est là que les études en sociologie deviennent bénéfiques à la mise en place de ce projet. En gestion des ressources humaines, on nous apprend à gérer le personnel d’une entreprise ce qui est utile dans le projet. À travers l’équipe que j’ai formé, je sais quel rôle je dois attribuer à chacun.

Newsfromabc : Aux Comores la population a un mode vestimentaire très traditionnel. N’avez-vous pas peur qu’elle rejette cette fashion week ?

L’idée de l’ylang Ylang fashion week est justement de célébrer notre propre culture, célébrer nos valeurs tout en étant moderne. L’esprit de l’Homme est fait pour progresser et actuellement l’influence occidentale est partout. J’aimerais conserver cette influence et la mélanger à nos valeurs et que la population comorienne fasse appel aux couturiers et designers comoriens.



Newsfromabc : Pensez-vous changer les mentalités avec l’arrivée de l’ylang-ylang fashion week ?

Je ne dirais pas changer les mentalités. La mentalité fait ce que nous sommes, notre identité. Nous avons besoin de montrer cette identité. Je souhaite réveiller la population, montrer que nous disposons de nombreux talents sur place qui peuvent embellir la population.

Newsfromabc : Un petit scoop à nous révéler ?

Des designers italien et américain seront présents lors de la fashion week. J’ai également contacté une célébrité pour y assister.

Habib Sagaf sera-t-il la révélation de l’année 2017 ? Affaire à suivre… 

Voyez la vie côté HappyMan ! 

Les guadeloupéens ont encore frappé sur Newsfroambc ! Après l’entretien avec la chanteuse T-Shaa, place à l’art ! Pour un week-end encore plus ensoleillé Guillaume alias HappyMan PhotoGraphy est avec nous sur Newsfromabc. La photographie c’est de l’art mais c’est avant tout une passion. Shootez oui mais le faire avec amour c’est mieux, tel est la devise du photographe Happyman. Ses photos envoûtantes de la Guadeloupe, on ne rêve que d’une chose : partir au soleil !

Reconnaître une photo de Guillaume ? Chose simple ! La simplicité de sa photographie, le naturel mais surtout la bonne humeur, et la joie de vivre du photographe y ressortent. Happyman c’est certainement l’un des meilleurs photographes de sa génération ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il capture des instants de vie, des émotions, des sentiments pour les retransmettre en image, ce qui l’importe c’est de faire ressortir le meilleur des autres, ! Impossible de ne pas succomber à son talent.

Newsfroambc : Qu’est-ce qui vous a orienté vers la photo ? 

Avant j’étais dans l’ingénierie informatique. Je me suis orienté vers la photo par amour. En 2009, je suis rentré en Guadeloupe et c’était un réel coup de foudre. J’ai fait des photos de l’un des chanteurs de Kassav : Patrick Saint Eloi. Je me suis rendu compte que les artistes manquaient d’images. Je suis issu du milieu informatique et je suis passionné d’image depuis mon plus jeune âge. La photo c’est quelque chose qui s’apprend, je suis en perpétuelle recherche.

Newsfromabc : Qu’est-ce que vous préférez dans votre métier ?

La rencontre avec les gens, ils ouvrent leurs cœurs. Je capture pour l’éternité dès moment de vie, ça n’a pas de prix. D’un point de vue ponctuel, je crée de l’émotion joyeuse. J’ai fait de l’humanitaire en Haïti, au Congo également. Ce sont des gens qui n’ont pas grand-chose et les faire sourire c’est juste merveilleux. J’ai l’impression de me sentir utile à la Guadeloupe, mettre en valeur les artistes, les lieux de façon très positive.

Newsfromabc : Vos photos sont-elles le reflet de votre personnalité ?

Entièrement ! Elles sont très colorées, très positives. Je suis quelqu’un de très optimiste, je souris tout le temps, j’ai toujours envie de voir la vie du bon côté. J’ai conscience des problèmes mais j’ai envie de ressortir le meilleur.

Newsfeomabc : Exposez-vous en galerie ? 

J’ai eu quelques demandes et ça m’est arrivé d’exposer. Je n’ai jamais pris le temps, j’ai toujours l’impression que c’est se montrer soi-même. Je me sens plus utile en faisant des photos pour artiste qu’exposer en galerie. Ma plus belle exposition c’est de voir mes photos sur les réseaux sociaux, partagées par plusieurs personnes.

Newsfromabc : Quel est votre sentiment lorsque vous shootez ?

Je suis tout simplement heureux ! Je peux le partager, donner un sentiment de bien-être quand je shoote. C’est un métier d’observation, j’aime partager le moment que je vis. Quand je shoote j’ai toujours le sourire aux lèvres.

Newsfromabc : A quoi ressemblerait le shooting de vos rêves ?

Ce serait des enfants, de la vie, des gens heureux de vivre. Je m’imagine autour d’un beau ciel bleu, une explosion de bonheur.

Newsfromabc : Quelle est la place de la retouche photo lors de vos créations ?

C’est uniquement 20 % de la photo. Je ne suis pas doué pour cela. La retouche photo fait partie de mon métier mais c’est juste rendre quelque chose de propre. Si je passe trop temps dessus, ça prouve que je n’ai pas su capturer comme il le fallait. Les photos doivent représenter la vie, on est là pour sublimer pas pour mentir.

Newsfroambc : Quelle est votre définition de l’esthétique ?

Ce qui est esthétique doit être simple. Il faut que ton cœur puisse le lire. L’esthétique doit donner une émotion, une harmonie. Plus c’est simple, mieux c’est.

Newsfromabc : Avec l’arrivée d’instagram, chacun se considère plus ou moins comme photographe. Comment faire la différence ?

Chacun a un don, un regard sur le monde. Ce qui va faire la différence c’est que vous êtes rémunéré pour fournir une image. Être photographe c’est voir le monde avec son cœur. Le plus dur c’est d’avoir une signature.

Newsfromabc : En parlant de signature, quel est la vôtre ?

Dans mes photos il y a des éléments clairs, des couleurs chaudes, assez saturées et il y a surtout beaucoup de sourires.

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Un simple sourire suffit pour rendre les gens heureux !

Newsfromabc : Photographiquement parlant, quels sont vos futurs projets ?

Je travaille actuellement sur un ouvrage, « Guadeloupe Ma Terre Happy », c’est un ouvrage où vous verrez des portraits de la Guadeloupe, des gens heureux qui la composent et qui voient la Guadeloupe comme l’endroit où ils se sentent le mieux.

Newsfromabc : Vous avez un lien très fort avec la Guadeloupe. Quels conseils donneriez-vous à un jeune photographe qui aimeriez s’y rendre ?

Ouvrez vos yeux et votre cœur, il y a la beauté à chaque coin de rue. Il faut avoir un condensé de belles choses en Guadeloupe, respirer le lieu. Surtout se déconnecter du monde, la photo vient d’elle-même.

Quelques images de la Guadeloupe :

Impossible de ne pas avoir le sourire aux lèvres en regardant ses photos ! En attendant les prochaines vacances, partez à la découverte de la Guadeloupe à travers les photos de HappyMan.  

Lorsque la chevelure devient un luxe vestimentaire. 

Allier mode et coiffure ? Il fallait y penser. C’est chose faite avec Murielle Kabile fondatrice de la marque AKM design évolution. Entre parures sculptées à l’aide de cheveux et réalisations de coiffures exceptionnelles, Murielle Kabile une vraie femme aux doigts de fée !

Coiffeuse artistique confirmée, coiffeuse officielle de la black fashion week en 2014, collaboration avec des grandes marques telles que Ebano Gallery Milan, Tiffany’s Fashion week au Mariott Champs Elysées, Pulp Fashion week et présentation de sa collection au festival de Cannes, le parcours de la coiffeuse artistique peut faire des envieux !  A la tête de l’entreprise AKM design évolution, le concept est simple : réunir plusieurs artistes pour faire quelque chose d’unique en mélangeant leurs divers savoir-faire.

Une artiste avant-gardiste, elle ne s’en cache pas. Ses créations sont aussi démesurées les unes que les autres. Vous avez besoin de renouveau ? Eh bien vous allez être servi avec Murielle Kabile ou devrai-je dire la femme aux doigts de fée !


Newsfromabc : D’où vient cette passion pour la coiffure ?

C’est quelque chose d’innée en moi. Depuis petite je crée des vêtements, je changeais de coiffure tout le temps. J’ai baigné dedans, ça fait partie de moi.

Newsfromabc : Qu’est ce qui a déclenché en vous l’idée de combiner l’art et la mode pour la confection de vos pièces ?

Je ne voulais pas séparer ce que je savais faire. Je me suis laissée le temps de prendre la confiance, d’examiner et d’avoir le savoure-faire. J’avais besoin de combiner mes deux talents. On est dans un monde fermé, les gens aiment voir ce qu’ils ont pour habitudes de voir. Mes créations sont atypiques, mais je persiste et je reste dans mon univers.

Newsfromabc : Vos créations sont assez démesurées. Reflètent-elles votre personnalité ?

Tout à fait ! Étant donné que je crée en fonction de mes inspirations du moment. Je ne programme pas ce que je vais faire. Tout est une question d’humeur, il faut que je sois bien dans ma tête.

Newsfromabc : Créatrice, styliste, sculpteur, vous semblez incarner tout à la fois, comment peut-on vous qualifier exactement ?

Le seule mot artiste suffit. Nous sommes assez large dans nos esprits. On a souvent plusieurs cordes à nos arcs, on est rarement sur une seule position.

Newsfromabc : On dit que « les cordonniers sont les plus mal chaussés ». Qu’en est-il pour les coiffeurs ?

Je dirais que tout dépend du tempérament de chacun. Je prends le temps de faire les choses, je fais attention à mon image. C’est important dans le milieu où je suis. La première chose qu’on va regarder c’est la coiffure. Je ne me sens pas concernée par cela.

Newsfromabc : Vous collaborez souvent avec des grandes marques, c’est donc différentes expériences. Pouvez-vous nous en parler ?

Cela dépend de comment j’interviens, en tant que coiffeuse ou directrice artistique. Mon but c’est de travailler pour moi et éviter d’être derrière les autres. Lorsque nous sommes appelés à collaborer pour les marques, les créateurs ne nous prennent pas forcément aux sérieux, nous ne sommes pas des artistes à leur yeux, ce qui est un petit peu dommage. Au niveau des expériences, j’ai encore plus envie de créer des événements. Pas mal d’artistes me contactent, c’est très enrichissant de voir le mode de fonctionnement des autres.

Newsfromabc : Le 8 octobre dernier vous avez présenté votre toute première collection « Hair du temps ». Quelle ont été vos inspirations ?

C’était la toute première collection que j’ai créé à la suite du retour à Cannes. Des créations pour voir l’engouement des gens étant donné que j’ai eu des retours positifs. C’est un jeu de mot entre l’art de la vie, le temps pour dire que le cheveu est éternel, indémodable comme matière.

Deux créations signées Murielle Kabille – Collection Hair du temps

Newsfromabc : Les tresses sont pratiquement présentes dans toutes vos créations. Pourquoi avez-vous choisi la tresse comme « signature » ? 

C’est certainement ce qu’il y a de plus symbolique de mes racines. On a souvent porté la tresse. En tant que femme noire, nos parents ne savaient pas forcément comment nous coiffer. La tresse c’est une façon de rassembler mon travail et mes racines. La tresse symbolise mon enfance, faire un rappel aux racines sans pour autant rentrer dans le symbole pur. J’essaye d’être ouverte au monde. La tresse est internationale !

Newsfromabc : Des conseils pour les futurs artistes ? 

Il faut être fort et avoir la tête sur les épaules. S’évader, étudier le marché et s’entourer des bonnes personnes. Il faut persister et surtout ne jamais douter !

Des créations « insolites » mais qui plaisent, Muriele Kabile a su faire la différence ! La mode embrasse un « nouveau genre de beauté. »

Les Comores, à travers l’objectif de Kanayakine. 

L’été approche, vous vous demandez sûrement où partir en vacances ? Newsfromabc a la réponse pour vous ! Direction les îles Comores avec Kanayakine ! Petite leçon avant d’aller plus loin, située dans l’océan Indien et à l’est du Canal de Mozambique, l’archipel des Comores est aussi connu sous le nom de « Juzur Al Quamar » soit « les îles de la lune » en français. L’archipel est constitué de 3 îles indépendantes (Moheli, Grande Comore et Anjouan) et une gouvernée par l’Etat français (Mayotte).

Plages idylliques, soleil tapant, des paysages à couper le souffle seront aux rendez-vous dès votre arrivée. Des cocotiers à chaque coin de rues, l’odeur des clous de girofles, de la vanille et de l’ylang-ylang vous accompagneront tout au long de votre séjour.

Pour revenir à Mahamoud Kanayakine, c’est un enseignant et photographe amateur, il nous fait voyager à travers ses clichés des Comores, plus précisément de la Grande Comore.

Newsfromabc : Vous êtes initialement enseignant. Qu’est-ce qui vous a poussé vers la photographie ?

Au départ, je faisais des photos uniquement pour garder des souvenirs. Il y a un peu plus de deux ans, je me suis inscrit sur le réseau social Instagram c’était par curiosité, pour tester l’application et ce que je découvrais me plaisait bien. J’ai commencé à avoir des retours venant surtout des comoriens de la diaspora qui m’encourageaient. C’est ainsi que je me suis appliqué pour améliorer la qualité de mes photos. J’essaye quand j’ai le temps d’approfondir et d’améliorer ma pratique. J’en profite ici pour remercier mes followers.

Kanayakine qui tape la pose.

Newsfromabc : Quelle est votre relation avec les Comores ?

C’est mon pays natal, où j’ai grandi, il y a forcément un lien étroit, très affectif et ça me fait penser à la phrase d’Emile Cioran quand il disait qu’il « donnerait tous les paysages du monde pour celui de son enfance ». Même s’il y a tellement de lieux que je n’ai pas encore visiter dans mon pays, le peu que j’ai vu m’a ébloui.

Newsfromabc : Quelle image de votre pays voulez-vous donner ?

J’essaye de livrer à travers mes photos la beauté de nos îles, la richesse naturelle de nos îles, l’énergie positive que ce soit dans les villages ou à travers des paysages, et qu’on puisse se dire que les Comores valent la peine d’être visitées.

Newsfromabc : Que pensez-vous du tourisme aux Comores ?

Le tourisme ne peut pas décoller dans notre pays sans un engagement concret de nos dirigeants. Il y a des gens qui travaillent mais on ne leur donne pas les moyens de faire du tourisme un secteur prospère. Ça fait un pincement au cœur quand on voit tous ces hots spots non valorisés. C’est comme si on ne se rendait pas compte que dans ce domaine, notre archipel constitue une vraie mine d’or qui n’attend que d’être exploitée.

Newsfromabc : En prenant en photos ces beaux paysages avez-vous un message à faire passer ?

J’essaye juste, à mon niveau, de faire découvrir les Comores au monde, tout au moins à la communauté Instagram. Je reçois des messages de personnes disant, en voyant mes photos, qu’ils aimeraient un jour visiter les Comores. L’année dernière j’ai eu l’opportunité de présenter les Comores dans un « Takeover » de Microsoft Lumia pendant deux jours sur leur compte Instagram @lumiavoices. C’est un flux qui compte plus de 15 000 abonnés. Ce fut une chance de faire découvrir un peu plus les Comores.

Newsfromabc : Peut-on s’attendre à une une exposition de vos photos ?

Concrètement, je ne le sais pas encore. Ce que je fais n’est qu’un point de départ. Ça commence à prendre forme mais c’est vraiment loin d’être un aboutissement.

Newsfromabc : Un pays d’Afrique où vous n’avez jamais été et que vous aimeriez découvrir ?

Le problème, c’est qu’il n’y a pas qu’un seul … Mais je dirais Tanzanie à cause de certaines similitudes avec les Comores. En observant les photos de ce pays, on a l’impression d’être autre part qu’aux Comores. Ce n’est qu’une impression bien sur mais en tout cas, découvrir ce pays de près compte pour moi. J’espère le faire un jour. Cela vient peut-être du fait que je suis très attaché aux îles en général et vivre à Zanzibar me plairait énormément.

Newsfromabc : Vous êtes contributeur du site Visiter l’Afrique. Comment est né ce collectif.

Visiter l’Afrique est une plateforme collaborative consacrée au tourisme et la culture en Afrique. Elle est née de l’initiative de Diane Audrey Ngako qui est aussi journaliste au Monde. La plateforme est née dans l’objectif de présenter une autre image de l’Afrique et donner aux gens l’envie d’aller découvrir le continent. Les gens qui ont visité le continent peuvent raconter leurs voyages, les lieux sympathiques et leurs coups de cœurs. En proposant des articles et des photos pour le site et les réseaux sociaux, on devient contributeur.

Newsfromabc : Avez-vous des astuces/conseils pour prendre de bon clichés ?

Je ne me sens pas très bien placé pour répondre à cette question. Dans ce que j’ai fait jusqu’ici, il y a plus important que de faire de bons clichés : c’est d’abord de prendre plaisir à photographier et ne pas arrêter de chercher, d’expérimenter. Et puis un jour, les gens te feront remarquer que tes clichés ne sont pas mal.

Newsfromabc : Quels sont vos futurs projets ? 

J’aimerais bien faire les autres îles et proposer une vue d’ensemble de l’archipel. Je trouve que les photos que j’ai postées jusqu’ici sur Instagram ne sont pas assez représentatives de tout l’archipel. Autre chose, je suis tenté par une petite formation en photographie. Elle pourrait me permettre d’élargir mes perspectives d’avenir dans ce domaine.

La douceur des Comores :

Crédits photos : Kanayakine

En attendant les prochaines vacances, on va se détendre avec du bon thé 100 % comorien by Namujé.

3éme édition de l’Atelier Udjuwa

Il y a quelques mois, Newsfromabc est parti à la rencontre des deux fondatrices de Maison Udjuwa. Petit recap, Maison Udjuwa c’etait au départ deux jeunes femmes, deux passionnées de mode qui ont pris l’initiative d’allier leur amour pour la mode parisienne, est-africaine et leur double culture pour fonder Maison Udjuwa. Après que Barbara ait contribué au lancement et aux premiers succès de Maison Udjuwa, elle décide de quitter l’aventure pour mener à bien d’autres projets. C’est désormais Sitti qui reprend le flambeau de Maison Udjuwa.

 

Sitti, à la têtê de Maison Udjuwa

 
Issue d’une double culture, la jeune femme ne voyait aucune marque lui ressemblant. Pour mettre en valeur ses deux héritages elle a repris les codes du chiromani, du lesso et du kanga (tissus comoriens) tout en rajoutant une touche parisienne pour la confection de ses carrés de soie.

Du 30 avril au 6 mai, Maison Udjuwa organise la 3éme édition de « l’Atelier Udjuwa » au 11 rue du pont aux choux, 75003 Paris. L’occasion de découvrir leurs nouveaux carrés de soie aussi magnifiques que les premières créations. Pourquoi assister à la 3éme à édition de « l’atelier Udjuwa » ? Parce que ce sera l’occasion pour vous de découvrir en exclusivité leur nouveaux carrés de soie, rencontre avec l’équipe … Et bien sûr pleins d’autres surprises !

La nouvelle collection by Maison Udjuwa :