Vanylle Emasse, Miss Mayotte 2017 : prête à défendre l’île aux parfums le 16 décembre prochain.

A l’approche de l’élection Miss France 2018 nous avons eu le plaisir de rencontrer l’une des candidates de ce concours tant convoité ! la sublime,  Vanylle Emasse, Miss Mayotte 2017 prête pour représenter l’ile aux parfums. A seulement 20 ans Vanylle Emasse incarne la beauté mahoraise et succède à Naima Mahadali, Miss Mayotte 2016. La jeune femme de 20 ans à séduit le jury et le public. Actuellement en langues étrangères appliqués, elle espère par la suite intégrer une école de journalisme.

Organisé par l’association Organisation Miss Mayotte, l’élection s’est tenue sur la place des congrès à Pamandzi en présence de plusieurs Miss dont Alicia Aylies, Miss France 2017, Flora Coquerel, Miss France 2014 et 3ème Dauphine de Miss Univers 2015, Camille Cerf Miss France 2015, Malika Ménard, Miss France 2010.

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NEWSFROMABC : Qu’est ce qui vous a incité à vous présenter à l’élection Miss Mayotte ?

Je me suis présentée parce que Mayotte c’est mon île, c’est chez moi. Quitte à se présenter à une élection autant le faire dans le département que j’aime le plus. L’île de Mayotte a besoin d’être mis en avant et j’ai envie de participer à cela, aider à ce que l’on parle de Mayotte. Et l’élection de Miss est un bon moyen d’y parvenir.

NEWSFROMABC : Quel effet ça vous procure d’incarner la beauté mahoraise à seulement 20 ans ? 

Je suis très fière et j’ai beaucoup de commentaires positives des mahorais qui ont hâte de me voir en décembre à Miss France 2018.

NEWSFROMABC : Lors de la soirée d’élection dans quel état d’esprit étiez vous ? 

J’étais stressé mais c’était du bon stress. J’avais hâte de monter sur scène, pour faire découvrir nos chorégraphies au public. C’était super.

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Miss Mayotte 2017 lors de la soirée de couronnement

NEWSFROMABC : Dans ce genre de concours la concurrence est souvent de taille. Comment avez-vous surmonté cela ? 

Effectivement c’est un concours donc on sait que la concurrence est rude. Je ne l’ai pas ressenti, on a gardé un esprit d’équipe entre les candidates, en tout cas c’est ce que j’ai ressenti.

NEWSFROMABC : En tant qu’ambassadrice de beauté quels sont vos projets pour l’île de Mayotte ? 

Déjà je suis engagée en tant qu’ambassadrice d’Eco-Emballages. La protection de l’environnement c’est vraiment un sujet qui me tient à coeur pour Mayotte. J’en profite pour inciter les gens à soutenir les iles du nord des Antilles qui ont été touchées. En tant que département d’outremer on sait ce que c’est le sentiment d’isolement.

NEWSFROMABC : Quel est votre quotidien en tant que reine de beauté ?

En ce moment j’ai pas mal de choses à faire, j’ai des interviews, j’ai eu des rencontres au salon de l’artisanat. Il y a pas mal d’événements auxquels je dois participer comme l’élection Miss Coco. J’ai des séances dédicaces également.

 

NEWSFROMABC : Beaucoup de filles estiment que remporter une élection de Miss est un rêve de petite fille. Est-ce votre cas ? 

Oui, je pense que peu de filles diraient non. Je sais que c’est une chance de faire ce que je fais et je suis très fière. C’est un petit rêve qui se réalise.

NEWSFROMABC : Etes vous prête à défendre l’île aux parfums au concours Miss France 2018 ? 

Je m’y prépare, que ce soit au niveau de la préparation physique ou la préparation au test de culture général. Il n ya pas que le physique il y a aussi ce qu’il y a dans la tête.

NEWSFROMABC : Quelle Miss France vous a le plus marquée et pourquoi ? 

J’ai été très longtemps fan de Flora Coquerel et c’est toujours le cas, c’est vraiment la Miss France que j’admire le plus. Avec cette rencontre que j’ai faite durant l’élection Miss Mayotte 2017, celle qui m’a le plus marqué c’est Camille Cerf. Elle a une personnalité très sympathique.

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NEWSFROMABC : Avez vous un message à faire passer pour clôturer l’interview ? 

Je vais revenir puisque c’est l’actualité. On devrait faire ce qu’on peut pour aider les iles du nord des Antilles. J’envoie tout mon soutient à toutes ces personnes qui subissent ces catastrophes.

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Vanylle Emasse, Miss Mayotte 2017 figure parmi vos 10 Miss préférées cette année. En attendant l’élection du 16 décembre, vous pouvez suivre son actualité sur Facebook et sur Instagram.

 

 

 

 

 

 

 

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Erik Pedurand : « La musique a besoin d’un public et chaque artiste doit trouver le sien. »

Le chanteur Erik Pedurand s’est prêté au jeu de l’interview sur NEWSFROMABC, quelques jours avant son concert qui s’est déroulé le samedi 19 novembre au Canal 93 à Bobigny.

Une voix mélodieuse et acoustique Erik Pedurand originaire de la Guadeloupe fait parti de ces chanteurs carribeens talentueux qui font la fierté de leur pays. Après sa participation au concours révélation des talents , le chanteur fait ses premiers pas sur les petites scènes parisiennes. Après le succès de son dernier album, École Créole, aujourd’hui Erik revient sur le devant de la scène avec son nouveau projet « Tribute To Mona. » Un projet à travers lequel il rend hommage au chanteur Eugène Mona. Découvrez sans plus attendre l’interview de Erik
Pedurand pour Newsfromabc 

Newsfromabc : Dans quel état d’esprit êtes vous à quelques jours de votre concert ? 

A quelques jours de mon concert, je suis très heureux de rencontrer mon public parisien que je ne vois pas assez, mais que je sais très fidèle. D’autant plus que je vais leur présenter un nouveau projet avec des sonorités racines. Je sais que c’est toujours beau de vibrer au son du tambour et de la musique du pays quand on est en France métropolitaine.

Newsfromabc : Que concoctez vous  pour votre public qui sera présent le jour de votre concert ?

Je leur présenterai les titres du projet Tribute To Mona qui est un hommage à Eugène Mona. C’est un artiste dissident qui se battait pour la reconnaissance de la culture créole. Lors du concert je chanterais les morceaux les plus connus des albums Chayé Kow et Ecole Créole.

Newsfromabc : Vous dites que votre public parisien est fidèle. Qu’est ce qui vous sentir cela ?

Chaque fois que je joue, je suis content de retrouver les mêmes personnes. Je sais qu’il y a des gens qui me suivent depuis le début, depuis mon premier projet.

Newsfromabc : D’où vous est venu cette  idée de rendre hommage à Eugène Mona ?

L’idée m’est venue sur la proposition d’un festival qui s’appelle Biguine Jazz. Ils ont proposé qu’on fasse une résidence sur le thème d’un artiste. J’ai choisi Eugène Mona parce que c’est un artiste militant, qui a laissé une empreinte indélébile en tant que gardien immuable de l’identité créole.

Newsfromabc : Vous avez participé au concours révélation des talents. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur des émissions tels que The Voice ou la nouvelle star ? 

Je pense que ce sont des émissions de divertissement très intéressantes, qui permettent aux artistes d’avoir une visibilité sur l’ensemble du pays. Mais ce ne sont pas pour moi des déclencheurs de carrières musicales. La musique a besoin d’un public et chaque artiste doit trouver le sien. Pour cela un artiste doit jouer régulièrement en commençant par des petites scènes jusqu’à trouver son propre public.

Newsfromabc : Dans une interview accordé à Kreyolfashionaddict, vous confié avoir grandi dans les quartiers de Chanzy, un quartier un peu ghetto qui vous à apporté une certaine mélancolie. Quel rapport gardez-vous avec ces quartiers aujourd’hui ? 

Aujourd’hui je vis aux Etats-Unis et ça m’aide énormément d’avoir grandi dans ces quartiers. Il y’a quelque chose qu’on oublie jamais, c’est un état d’esprit qu’on appelle aux Etats-Unis « street smart. » Ce  qui veut dire qu’une personne habituée à la rue aura toujours des réflexes qui lui permettront de s’intégrer à un environnement hostile. C’est ce que j’ai développé dans ce quartier, donc peu importe la où je me trouve je me sens toujours à l’aise. J’ai gardé également une forme de détermination, à ne jamais me reposer sur mes lauriers.

Newsfromabc : Beaucoup d’artistes essayent de retranscrire ce qu’ils vivent à travers leur musique. Est ce votre cas ?

Oui, ça l’est d’ailleurs de moins en moins. ça l’a été au début, un peu moins aujourd’hui. J’ai envie de dire des choses, d’être militant dans ma démarche et de parler de choses qui me touchent plutôt que de parler de ma vie.

Newsfromabc : Vous avez une voix pleine de nuance et hypnotique qui me fait penser à celle de John Legend. Seriez-vous  le John Legend Caribéen ?

Je ne pense pas que je sois aussi beau gosse lol. Je dirais qu’il y’a quelque chose de l’ordre du crooner, suave chez moi. Mais sinon il y’a aussi un côté rugueux, avec beaucoup d’aspérité et légèrement rebelle, qui contraste avec le côté suave et je pense que c’est ça qui fait ma spécificité.



Newsfromabc : Quel est la collaboration de vos rêves ? 

J’ai toujours dit que ce serait avec Kayne West et c’est encore le cas. C’est quelqu’un qui n’a pas de limite et il va là où il veut. C’est  quand même quelque chose d’extraordinaire, je respecte ça.

Newsfromabc : Un dernier mot pour vos fans ? 

Aux gens qui me suivent je souhaite dire merci et parlez de moi à vos amis lol.

Un public conquis et un concert réussi, Erik Pedurand, nous a présenter son nouveau projet intitulé Tribute To Mona. 


Deborah Rouchedi Créations, la mode cosmopolite en toute simplicité

Après la découverte de la créatrice Natacha Baco et du créateur Eddine Belmahdi, on plonge encore dans la fashion world ! Aujourd’hui on vous fait découvrir Déborah Rouchedi, modéliste et créatrice qui a lancé sa propre marque : Déborah Rouchedi Créations, il y a tout juste un an !

Femme curieuse, qui prône la simplicité et revendique la place des jeunes dans le monde de la mode. Du haut de ses 30 ans elle crée sa première collection « terres des glaces ». Entre simplicité et élégance elle  nous fait voyager à travers les pays nordiques, parmi formes géométriques et couleurs glacées. Allez jeter un coup d’œil, il y en a pour tous les goûts !

La créatrice Déborah Rouchedi


Newsformabc : Pouvez-vous vous présenter ?

La mode étant ma passion, j’ai fait toutes mes études dans la mode du BEP, puis brevet de technicien créations de vêtements sur mesure et un BTS dans l’industrie textile. je suis partie en Angleterre pour apprendre l’anglais. J’ai été jeune fille au pair pendant un an. J’ai bossé ensuite dans une entreprise de prêt-à-porter en étant modéliste pendant 4 ans.

J’ai démissionné pour partir à Mayotte, pour me couper de cette vie parisienne. Je n’y retrouvais pas ma culture paternelle. Arrivée à Mayotte j’ai été prof de couture. Je suis restée un an là-bas. Et c’est en 2015 que je suis rentrée à Paris pour monter ma boîte : Déborah Rouchedi Créations.

Newsfromabc : Comment est née cette envie de créer ? 

C’est inné je dirais. Depuis toute petite je suis manuelle, je n’étais pas vraiment faite pour les études. J’ai toujours été créative, j’ai toujours aimé la décoration, la peinture. Dès que je suis passée dans les études professionnelles, mon niveau s’est relevé.

Newsfromabc : Vous avez occupé un poste de professeur de couture à Mayotte. Ce pays a-t-il influencé votre travail ?

Ça n’a pas seulement influencé mon travail, ça a changé toute ma vie ! J’ai grandit à Paris et me retrouver à Mayotte m’a mis une claque ! Même si je sais d’où je viens, travailler avec ces gens qui n’ont pas grand chose mais qui sont heureux, ça m’a ouvert l’esprit. Quand je suis revenue je me suis dit que je n’avais pas besoin de toutes ces choses futiles et superficielles. Là-bas on connait la valeur de la personne. Si je n’étais pas passée par la case Mayotte, je pense que je n’aurais pas lancer ma propre boite. C’était une opportunité. Ça a changé ma façon de voir les choses. J’ai découvert la simplicité des choses, la simplicité dans le monde de la mode, ce qu’on n’a pas ici. Ici, il faut toujours être mieux habillé, mieux coiffé, c’est Paris quoi !

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Newsformabc : On dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Qu’en est-il pour les stylistes ?

C’est exactement la même chose. Je ne fais jamais mes ourlets. J’ai un style plutôt sobre. Mais la chose qui peut me démarquer ce sont mes vestes que je fais toujours moi-même. Dès que je me réveille le matin je ne me prends pas la tête.

Newsfromabc : Il y a-t-il une différence entre l’idée qu’on se fait du métier et la réalité ?

Oui et non, ça dépend de la vie dans laquelle on est. Quand on est à Paris on a beaucoup de paillettes dans les yeux, on se dit qu’on va travailler dans les grandes maisons de mode après une grande école. Ce que je préfère c’est l’échange. La réalité a été la même pour moi.

Newsfromabc : Quelle est votre marque de fabrique ?

Je dirais le détail. J’aime les choses bien faites, je suis très minutieuse, très exigeante, on  dit souvent que ça ne sert pas à grand-chose les détails et la finition. Je dirais que c’est le plus important.

Newsfromabc : Vous avez récemment présenté votre nouvelle collection « terre de glaces ». Quelles ont été vos inspirations lors de la création de cette nouvelle collection ?

 Les pays nordiques. C’est marrant, je suis très curieuse et j’aime toutes les cultures ! J’ai été attirée par leurs imprimés graphiques. C’est parti d’un coup de cœur sur un tissu que j’ai trouvé.

 Newsfromabc : Quels changements aimeriez-vous voir dans le domaine de la mode ?

J’aimerais voir plus de jeunes créateurs. Malheureusement la mode est très fermée. Les jeunes sont un peu mis à l’écart, et on a souvent du mal à se faire sa place. On a énormément de choses à montrer. On a beaucoup de valeurs, mais on les a laissées un peu de côté,

J’aimerais aussi voir plus d’échanges entre les différents secteurs : entre les mannequins, photographes, etc.

Newsfromabc : Avez-vous des personnalités qui influencent vos choix en matière de mode ?

Je ne regarde jamais les défilés de la fashion week, je ne suis pas sensible à leurs dernières tendances. Je puise plutôt mon inspiration dans la rue, j’aime voir ce qui se passe autour de moi, sur les réseaux sociaux aussi (pinterest) et les looks des people. J’ai vécu à Londres et j’aime y retourner pour voir leur style.

Newsfromabc : Nous sommes en pleine expansion du « made in France » cela fait-il partie de vos préoccupations ?

Je ne sais pas. Comme je ne travaille pas que pour moi, je dirais que ce n’est pas ma priorité, mais comme je fais tout moi-même en France, ça reste du made in France.

Newsformabc : Quels sont vos best-seller ?

Pour la nouvelle collection, c’est la robe. Je suis beaucoup dans l’échange donc je demande aux gens ce qu’ils ont préféré et ce qu’ils ont aimé le moins.

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Le best-seller de la collection « Terres des Glaces »

Newsformabc : Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui aimerez se lancer dans la mode ?

 Faire confiance aux gens, échanger avec d’autres jeunes, surtout à l’heure actuelle.

Et la phrase que je dis souvent c’est « chacun son métier » tout ce qui est mise en avant ce n’est pas mon truc. Les meilleurs résultats se font pour la collection, on s’est tous fais confiance, chacun a mis son savoir-faire. Et quand on a des personnes qui nous soutiennent, ce qui est mon cas, c’est encore mieux ! C’est tout un travail d’équipe en collaboration.

Deborah Rouchedi, une créatrice dans l’âme. Pour vous procurer ses creatrions empreints d’élégance, il vous suffit de la contacter via sa page Facebook. 

Rencontre avec Shirley du blog jesuismodeste. 

Vous avez eu droit aux conseils des bloggeuses petit bout de soleil et Caramelskin. Cette semaine  on plonge encore une fois dans l’univers blog mais pas n’importe laquelle ! On part à la découverte des « blogs green » avec Shirley  du blog jesuismodeste.

« Consommer mieux en famille » telle est la devise de la bloggeuse. Tout commence en 2014 pour Shirley, pionnière de la blogosphère bio. Elle démarre avec sa chaîne YouTube, deux ans plus tard elle crée son blog où elle partage avec ses lectrices des recettes cosmétiques, et sa quête vers une consommation saine en famille. Des astuces beautés, tutoriels, des conseils minimalistes et écologiques, tout y passe avec la bloggeuse.


Newsfromabc : Qu’est ce qui vous a inspiré à adopter « jesuismodeste » comme nom de votre blog ? 

Lors d’un shooting, j’ai longuement discuté avec le photographe qui a pris le temps de m’expliquer la différence entre la modestie et l’humilité. La modestie n’est pas une qualité en soi puisque l’on a pour habitude dans son discours de se sous-vendre, c’est automatique hors une personne humble, reconnaît ses faiblesses sans pour autant se sous-estimer de part son attitude et son discours. Le nom « jesuismodeste » n’est pas une qualité mais le contraire. On peut aussi penser à mon mode de vie, je consomme modestement sans excès de part la quantité et les prix que je peux mettre dans les achats beautés, culturels ou ménagers.

Newsfromabc : Quelle est votre routine beauté indispensable ?

Je n’aime pas trop le mot routine, je ne fais rien de ponctuel mais répond vraiment aux besoins du moment. S’il y a des gestes qui reviennent systématiquement pour la peau ce serait le démaquillage à l’huile végétale bio de 1ère pression à froid (jojoba ,olive, Macérât de Calendula …). Utiliser un hydrolat (rose, Hélichryse de Corse, Camomille Allemande …) et un coton réutilisable (les tendances d’Emma, Idées nocturnes …) et hydrater ma peau deux fois par jour avec un lait ou une crème.

Pour les cheveux je n’ai aucune règle outre les protéger la nuit avec un foulard en satin et la technique du pineapple ou ma taie d’oreiller en satin. Un shampoing, un bon démêlant, un masque, une huile, un lait et une serviette micro fibre en bambou.

Newsfromabc : Comment vous est venu cette passion pour la beauté naturelle ?

Lorsque j’ai eu ma fille, naturellement je me suis posée certaines questions sur ce que j’utilisais, lui donnait à manger … J’ai démarré avec les cheveux pour ce qui concerne la beauté et très vite les soins dédiés à la peau en faisant un atelier avec Naturi-Ebene. De fil en aiguille j’ai toujours voulu en savoir plus, confectionner mes propres cosmétiques maisons pour le prix, la qualité et la quantité et faire selon nos besoins. Aujourd’hui et ce depuis quelques années, je sensibilise mes deux enfants sur l’impact de l’homme vis à vis de la planète à travers des gestes et habitudes écologiques.

Newsfromabc : Si vous deviez partir sur une île déserte, quels sont les produis que vous emporteriez ?

En partant en Crète cet été, j’ai eu ce sentiment car je n’ai pas pu emmener avec moi tout ce que j’aurais souhaité. Un shampoing solide, j’ai testé celui de chez Madinbeauty au Rhassoul et à la vanille, pas mal du tout ! J’ajoute à cela un démêlant (knot sauce de soulthanicals) ou un masque et une huile végétale (jojoba de chez mademoiselle bio).

Newsfromabc : Pensez-vous avoir une profession durable ? Ce n’est que du virtuel. 

À mon sens c’est une passion, un hobby, un statut. Je n’ai pas l’impression de travailler et ce n’est pas mon but de gagner ma vie grâce au blog ou la chaîne. Néanmoins tout le monde aimerait vivre de sa passion et je suis admirative de ceux qui y arrivent. Il faut du temps et le temps je l’accorde à ma famille et à la reprise de mes études afin de pouvoir jongler le reste de ma vie dans plusieurs corps de métiers qui me passionnent. Le métier d’influencer et pour moi très évolutif, on s’adapte, on change et on grandit avec l’expérience donc une personne qui se donne les moyens d’y arriver atteindra son objectif en faisant quelques concessions comme dans tous les métiers.

Newsfromabc : Que pensez-vous de cette nouvelle génération de « blogosphère bio. » ?

C’est une très belle chose que beaucoup de personnes soient sensibles aux ingrédients des cosmétiques ou de leurs alimentations. Je rencontre de belles personnes, des supers conseils, on a l’occasion d’échanger. Le seul petit point négatif mais qui concerne toute la blogosphère c’est le copier-coller d’informations, souvent déformer peut avoir des résultats erronés, faussés, nuls ou même dangereux.

Newsfromabc : La cosmétique conventionnelle à une très grande marge comparée à la cosmétique bio. Quelle serait la solution pour la rendre plus visible ?

Tout vient à point qui sait attendre, il en va de même pour que le marché de la cosmétique biologique fasse son chemin. Utiliser des produits sains pour la santé, pas juste « biologique » est une véritable prise de conscience et se propage par le bouche à oreille. Les fabricants et laboratoires réalisent de véritable prouesses sur la sensorialité des produits  et leurs esthétiques, elle est loin l’idée du produit bio au packaging vert et l’odeur désagréable qui l’accompagne.

Newsfromabc : Dans une interview accordée à Rue89 vous confiiez avoir été approchée par de grandes marques. Pensez vous que les grandes marques veulent accroître leur image de marque en se servant des « blogs bio » qui sont en plein expansion ?

Si elles n’en avaient pas besoin, elles n’approcheraient pas les blogs qui mettent en avant les bienfaits des ingrédients sains pour la santé. Lorsqu’une marque nous approche c’est bien pour toucher un public et non pour nous faire don d’un produit à titre gratuit.

Newsfromabc : Tout ce qui est bio est-il forcément bon pour la santé ?

Tout ce qui est bio, garantit un produit sans pesticide ou jusqu’à un certains pourcentage, le respect de l’animal, élevé ou cultivé sans produits chimiques de synthèse mais cela n’est pas une fin en soi. Il est important de prendre le temps de décrypter les listes INCI au dos des flacons et cibler ce que l’on souhaite pas utiliser.

Newsfromabc : Des projets en cours ? Comptez vous lancer votre propre gamme de produits ?

Avec la chaîne YouTube et le blog, j’évolue et les projets se multiplient. Sur le blog, dès la rentrée j’accueil des nouveaux rédacteurs afin d’avoir des avis plus larges pour différents types de peaux, cheveux et tranche d’âge plus grande. J’organise également des ateliers en petite comité via le site et un beau projet pour cet hiver 2016 et je ne serais pas seule.

Rendez-vous sur le blog de Shirley et sa chaîne YouTube pour encore plus de conseils et recettes bio. 

Imane, la nouvelle voix de la soul music. 

Une voix envoûtante à seulement 16 ans, la chanteuse Imane n’a pas cessé de nous surprendre. Si elle n’a sorti qu’un son jusqu’ici, Imane est pourtant la chanteuse à suivre de très près cette année. A la croisée de différents styles musicaux, Imane est une chanteuse encore inconnue du grand public, qui ne le restera probablement pas longtemps. Avec sa voix pleine de variétés, grave mais mélodieuse ce n’est pas un hasard si la chanteuse fait vibrer les cœurs avec une telle voix. Influencée par le fait qu’elle soit d’une famille de musiciens, elle a hérité de sa famille cet amour pour la musique ! On vous laisse découvrir cette artiste qui puise son talent autour de la soul musique.

Newsfromabc :  Comment est née votre passion pour la musique ?

Mon intérêt pour la musique est né en même temps que ma mère ait accouché je pense lol. J’ai toujours été attiré par la musique, mes premières paroles ont été chantées. J’ai une famille de musiciens, mes cousins chantent et font de la production. J’ai toujours baigné dedans.

Newsfromabc : Votre voix est hypnotique et pleine de nuance. Avez-vous pris des cours de chant ? 

Oh merci beaucoup ! Alors non, la musique est quelque chose « d’innée » en moi. Je n’ai jamais pris de cours de chant, mais je songe à m’y mettre très prochainement.

Newsfromabc : Elle me fait presque penser à la chanteuse Imany. Est-ce une coïncidence ? 

On fait beaucoup de lien entre moi et Imany. Ça me fait énormément plaisir, j’aime beaucoup sa voix. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de voir un de ses livres il y a quelques temps. Il me semble qu’Imany n’est que son nom de scène alors que moi c’est bien mon prénom. Donc oui ce n’est qu’une coïncidence.

Newsfromabc : Quel regard portez-vous sur la musique comorienne ?

Chanter en comorien n’a jamais été prémédité. Je n’écoute pas beaucoup de musique comorienne. En 2013 j’ai repris un classique comorien « Chamama » de Chamsia Sagaf. Ça a plu à tout le monde et surtout à mon père qui a pris ma musique beaucoup plus au sérieux.

Newsfromabc : Votre culture influence-t-il votre musique ? Est-ce important pour vous de faire appel à cette culture ?

Aujourd’hui en 2016 oui ma culture influe beaucoup dans ma manière de composer. Il m’arrive de demander conseils à mes proches. Je veux faire la différence même si la plupart du temps mes influences africaines/comoriennes se ressentent naturellement.

Quand deux artistes se rencontrent ! Imane en compagnie du chanteur Cheikh MC


Newsfromabc : Que pensez-vous des émissions comme The Voice ou la nouvelle star ? 

Je pense que ces émissions sont d’excellents tremplins et d’excellentes vitrines pour les artistes. Avec internet tout va beaucoup plus vite et des artistes se font connaître grâce à la toile mais on peut rester longtemps dans l’anonymat avec la concurrence.

Newsfromabc : Dans quel état d’esprit êtes vous avant et après un concert ? 

Avant un concert je suis plutôt anxieuse, j’aime bien me défouler sur quelque chose. Je suis à fleur de peau lol. Après un concert c’est comme après un bon bain chaud, je suis détendue, sereine et je me sens aimée et c’est le plus important.



Newsfromabc : Votre titre « Wayo » est très métissé. On y retrouve de la soul et de la pop. Est-ce votre univers musical ou cela reflète également votre personnalité ? 

Je dirais que c’est les deux. Dans ma musique comme dans la vie j’aime toucher à tout, j’essaye de trouver du charme à tout le monde. Je le disais précédemment, j’ai des styles musicaux de prédilection mais j’aime écouter du reggae, du rock et du traditionnel comorien. Wayo c’est donc ma personnalité est mon univers musical.

Newsfromabc : Concilier votre passion pour la musique et vos études doivent demander de sacrés efforts ! Quel est votre secret pour y arriver ?
La plupart du temps je suis très fatiguée lol. Dès que je ne travaille pas les cours je travaille sur la musique. Le timing est très serré. Quand j’ai des concerts je dois répéter le soir et c’est une course perpétuelle, mais c’est mon choix. Je m’en plains beaucoup mais j’aime être active et faire ce que j’aime. J’ai la chance d’avoir la bénédiction de mes parents et de Dieu je suppose puisque tout se passe bien dans mes études et dans la musique.

En attendant de retrouver la chanteuse Imane très prochainement sur scène, on vous laisse découvrir son tire Wayo.

 

La Natural Hair Academy, l’événement dédié à la beauté Naturelle. 

J-7 avant la Naturelle Haïr Academy. Comme chaque année la NHA met à l’honneur la beauté naturelle. L’événement organisé par l’agence AK-A marketing se déroulera cette année  le 11 juin au parc floral. Le but de cet événement est simple : mettre en avant la nappy attitude mais pas que !

La valorisation des cheveux naturels, l’estimation et l’estime de soi seront les maîtres-mots de cet événement. Venues de divers horizons, la NHA réunira de nombreuses femmes dont l’actrice de renom Teyonah Parris.

L’actrice Teyonnah Parris

La Natural Hair Acdademy sera répartie sur plusieurs ateliers :

Atelier coiffure : plusieurs blogueuses ont répondu présent à cette événement placé sous le signe de la découverte.

Atelier Make-up la blogueuse Soline du blog TheprettyusMu nous fera le plaisir de réaliser un make-up « Highlight ».

La NHA vous réserve encore pleins d’autres surprise les filles. Une chose est sûre, l’événement ne sera pas de tout repos !

La Natural Hair Academy, le rendez-vous incontournable des nappy girls ! Pour cette 5ème édition NEWSFROMABC a été convié à assister à cet événement qui prône la « Nappy attitude ».  Et pour encore plus d’ambiance Dj Anais B, Dj Melody Kane et Dj Miss Mak seront aux platines pour mettre le feu ! 

Les Comores, à travers l’objectif de Kanayakine. 

L’été approche, vous vous demandez sûrement où partir en vacances ? Newsfromabc a la réponse pour vous ! Direction les îles Comores avec Kanayakine ! Petite leçon avant d’aller plus loin, située dans l’océan Indien et à l’est du Canal de Mozambique, l’archipel des Comores est aussi connu sous le nom de « Juzur Al Quamar » soit « les îles de la lune » en français. L’archipel est constitué de 3 îles indépendantes (Moheli, Grande Comore et Anjouan) et une gouvernée par l’Etat français (Mayotte).

Plages idylliques, soleil tapant, des paysages à couper le souffle seront aux rendez-vous dès votre arrivée. Des cocotiers à chaque coin de rues, l’odeur des clous de girofles, de la vanille et de l’ylang-ylang vous accompagneront tout au long de votre séjour.

Pour revenir à Mahamoud Kanayakine, c’est un enseignant et photographe amateur, il nous fait voyager à travers ses clichés des Comores, plus précisément de la Grande Comore.

Newsfromabc : Vous êtes initialement enseignant. Qu’est-ce qui vous a poussé vers la photographie ?

Au départ, je faisais des photos uniquement pour garder des souvenirs. Il y a un peu plus de deux ans, je me suis inscrit sur le réseau social Instagram c’était par curiosité, pour tester l’application et ce que je découvrais me plaisait bien. J’ai commencé à avoir des retours venant surtout des comoriens de la diaspora qui m’encourageaient. C’est ainsi que je me suis appliqué pour améliorer la qualité de mes photos. J’essaye quand j’ai le temps d’approfondir et d’améliorer ma pratique. J’en profite ici pour remercier mes followers.

Kanayakine qui tape la pose.

Newsfromabc : Quelle est votre relation avec les Comores ?

C’est mon pays natal, où j’ai grandi, il y a forcément un lien étroit, très affectif et ça me fait penser à la phrase d’Emile Cioran quand il disait qu’il « donnerait tous les paysages du monde pour celui de son enfance ». Même s’il y a tellement de lieux que je n’ai pas encore visiter dans mon pays, le peu que j’ai vu m’a ébloui.

Newsfromabc : Quelle image de votre pays voulez-vous donner ?

J’essaye de livrer à travers mes photos la beauté de nos îles, la richesse naturelle de nos îles, l’énergie positive que ce soit dans les villages ou à travers des paysages, et qu’on puisse se dire que les Comores valent la peine d’être visitées.

Newsfromabc : Que pensez-vous du tourisme aux Comores ?

Le tourisme ne peut pas décoller dans notre pays sans un engagement concret de nos dirigeants. Il y a des gens qui travaillent mais on ne leur donne pas les moyens de faire du tourisme un secteur prospère. Ça fait un pincement au cœur quand on voit tous ces hots spots non valorisés. C’est comme si on ne se rendait pas compte que dans ce domaine, notre archipel constitue une vraie mine d’or qui n’attend que d’être exploitée.

Newsfromabc : En prenant en photos ces beaux paysages avez-vous un message à faire passer ?

J’essaye juste, à mon niveau, de faire découvrir les Comores au monde, tout au moins à la communauté Instagram. Je reçois des messages de personnes disant, en voyant mes photos, qu’ils aimeraient un jour visiter les Comores. L’année dernière j’ai eu l’opportunité de présenter les Comores dans un « Takeover » de Microsoft Lumia pendant deux jours sur leur compte Instagram @lumiavoices. C’est un flux qui compte plus de 15 000 abonnés. Ce fut une chance de faire découvrir un peu plus les Comores.

Newsfromabc : Peut-on s’attendre à une une exposition de vos photos ?

Concrètement, je ne le sais pas encore. Ce que je fais n’est qu’un point de départ. Ça commence à prendre forme mais c’est vraiment loin d’être un aboutissement.

Newsfromabc : Un pays d’Afrique où vous n’avez jamais été et que vous aimeriez découvrir ?

Le problème, c’est qu’il n’y a pas qu’un seul … Mais je dirais Tanzanie à cause de certaines similitudes avec les Comores. En observant les photos de ce pays, on a l’impression d’être autre part qu’aux Comores. Ce n’est qu’une impression bien sur mais en tout cas, découvrir ce pays de près compte pour moi. J’espère le faire un jour. Cela vient peut-être du fait que je suis très attaché aux îles en général et vivre à Zanzibar me plairait énormément.

Newsfromabc : Vous êtes contributeur du site Visiter l’Afrique. Comment est né ce collectif.

Visiter l’Afrique est une plateforme collaborative consacrée au tourisme et la culture en Afrique. Elle est née de l’initiative de Diane Audrey Ngako qui est aussi journaliste au Monde. La plateforme est née dans l’objectif de présenter une autre image de l’Afrique et donner aux gens l’envie d’aller découvrir le continent. Les gens qui ont visité le continent peuvent raconter leurs voyages, les lieux sympathiques et leurs coups de cœurs. En proposant des articles et des photos pour le site et les réseaux sociaux, on devient contributeur.

Newsfromabc : Avez-vous des astuces/conseils pour prendre de bon clichés ?

Je ne me sens pas très bien placé pour répondre à cette question. Dans ce que j’ai fait jusqu’ici, il y a plus important que de faire de bons clichés : c’est d’abord de prendre plaisir à photographier et ne pas arrêter de chercher, d’expérimenter. Et puis un jour, les gens te feront remarquer que tes clichés ne sont pas mal.

Newsfromabc : Quels sont vos futurs projets ? 

J’aimerais bien faire les autres îles et proposer une vue d’ensemble de l’archipel. Je trouve que les photos que j’ai postées jusqu’ici sur Instagram ne sont pas assez représentatives de tout l’archipel. Autre chose, je suis tenté par une petite formation en photographie. Elle pourrait me permettre d’élargir mes perspectives d’avenir dans ce domaine.

La douceur des Comores :

Crédits photos : Kanayakine

En attendant les prochaines vacances, on va se détendre avec du bon thé 100 % comorien by Namujé.